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Environ trois cents journalistes et techniciens (selon
la police) de Radio France International (RFI), qui avaient reçu le
renfort de salariés de l'audiovisuel public, de l'Agence France-Presse et
du diffuseur TDF, ont manifesté aujourd'hui à Paris, en direction de
l'Elysée.
Bloqués par la police à la hauteur des Champs-Elysées, à
bonne distance de l'Elysée, les manifestants ont lâché des ballons rouges,
représentant symboliquement chacun des 206 salariés dont la direction de
RFI veut organiser le départ.Les salariés de RFI ont entamé le 12 mai, à
l'appel des syndicats SNJ, FO, SNRT-CGT (techniciens) et SNJ-CGT
(journalistes), un mouvement de grève pour obtenir le retrait du plan de
départs et empêcher la fermeture de six bureaux de langue (sur 19):
allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien.
Des
billets appelant à "sauver RFI" avaient été accrochées à l'extrémité de
chacun des ballons lâchés, tandis que les manifestants scandaient
"Pouzilhac, démission !" (Alain de Pouzilhac est le PDG de RFI).Les
syndicats grévistes souhaitent une médiation du président Nicolas Sarkozy
et ont demandé à plusieurs reprises a être reçus par son conseiller pour
les Affaires sociales Raymond Soubie, sans recevoir de réponse jusqu'à
présent.Les manifestants de France Télévisions s'inquiètent de leur côté
d'un plan de réduction des effectifs qui se traduirait par 900 départs non
remplacés.
"Rettet
die deutsche Redaktion" (Sauvez la rédaction allemande), pouvait-on lire
sur l'une des pancartes brandies par l'un des sept journalistes de la
rédaction germanophone.Les salariés de RFI ont reçu aussi le soutien de
Patrick Bloche,le secrétaire national aux médias du parti socialiste
apporte son "soutien" à la "mobilisation (...) des salariés de
Radio France et de France Télévisions mais aussi de ceux de l'AFP qui
craignent pour le statut et l'indépendance de l'agence ". Dans un
communiqué Patrick Bloche dénonce "la mise sous dépendance budgétaire
et politique de l'audiovisuel public", alors que les salariés de RFI
sont engagés dans leur cinquième semaine de grève "pour protester
contre la suppression de 20% des effectifs permanents de leur
radio"
Merci à Claude Nahmias pour les photos
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