Mardi, les
journalistes de Radio France Internationale soutenus par d'autres salariés
de l'audiovisuel public ont manifesté dans les rues de Paris, pour
protester contre le plan social qui prévoit la suppresion de 206
postes.
Le cortège s'est dirigé vers l'Elysée pour réclamer un
médiateur. "C'est la seule solution! On est dans une impasse, car il n'y a
aucun dialogue avec la direction" explique sur Le Post, Nina Desesquelle
du syndicat national des journalistes (SNJ) de RFI.
En ligne de mire de cette manifestation: Christine Ockrent,,
patronne de France24 et Alain de Pouzilhac, le patron de la nouvelle
holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui regroupe RFI, TV5
Monde et France 24.
Pourquoi eux? "Car, ce sont eux qui portent le plan
global de mordernisation et le plan de licenciement" répond Nina
Desesquelle.
Ce mercredi, le comité d'entreprise (CE) de Radio France
Internationale (RFI) a été débouté pour vice de forme. Il a saisi la
justice car, selon lui, les informations complémentaires transmises par la
direction sur le plan social sont encore insuffisantes.
Nina Desesquelle,répond que "le CE n'a pas été débouté,
seulement le jugement a été reporté".
Le fait que votre CE ait été débouté affecte-t-il votre
mobilisation? "Le CE n'a pas été débouté, seulement le jugement a
été reporté. Le juge a dit qu'il ne pouvait pas juger cette affaire car le
résultat du jugement de la cour d'appel n'a pas été remis. Or, nous
l'avons fait envoyer. C'est un combat d'astuces juridiques, qui n'a rien à
avoir avec le fond."
Avez-vous le sentiment que le dossier puisse
évoluer? "Pour l'instant, il n'y a aucune évolution malgré les
déclarations de la direction qui se dit ouverte à toute discussion. Tout
le monde espère que cela change, on essaye de négocier avec la direction
pour renoncer aux licenciements secs et qu'elle propose aux salariés des
propositions plus incitatives pour les départs volontaires."
Certains avancent que la grève fait perdre des auditeurs à
RFI, principalement en Afrique... "Oui, je ne peux pas vous dire
que ce n'est pas grave. Six semaines de grève, c'est un drame pour la
radio, mais la direction n'en prend même pas la mesure. Mais vous savez,
RFI a construit un lien particulier avec ses auditeurs. On ne peut pas
remplacer RFI par la BBC par exemple."
SOURCE LE POST AVEC LA REDACTION DE RFI
ENGREVE.INFO
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