Dernière mise à jour le 23/06/2009 à 00h23 TU | AVEC L'INTERSYNDICALE
Bookmark and Share
Mémo : des chiffres pour rétablir la vérité sur RFI

Pour justifier son plan de licenciements la direction de RFI prétend :
- une diminution des auditoires
- un déficit « structurel »

L’argument de la diminution des auditoires

« RFI perd des parts de marché dans toute les parties du monde y compris en Afrique francophone,  écrit la direction ».
Nous avons mis en évidence l’absence totale de pertinence de la notion de part de marché pour une radio non-commerciale dont la vocation n’est pas de faire des bénéfices mais d’informer et de porter haut les valeurs de la France.
La direction reconnaît que le chiffre de 46 millions d’auditeurs dans le monde est très fiable et qu’il pourrait même être en hausse dans la nouvelle étude en cours. Nous avons pour notre part souligné l’augmentation du nombre d’auditeurs dans la plupart des capitales d’Afrique francophone.

Conclusion : pendant que l’auditoire de RFI baisse, le nombre de ses auditeurs… augmente. La direction a retiré la « baisse » de l’auditoire de son argumentaire pour justifier les licenciements.

L’argument du déficit « structurel »

Les trois derniers exercices 2006, 2007 et 2008 sont déficitaires d’un strict point de vue comptable, mais pas d’un point de vue économique comme le soulignent les experts-comptables du cabinet INA mandaté par le CE.
Un déficit de 11 M € en 2006,  provenant d’un abandon de créances sur TDF : l’opération a certes été lourde pour les comptes cette année-là, mais elle sera très largement bénéficiaire à l’horizon 2011 puisqu’elle aura généré 37 millions de cash flow d’ici là.
L’année 2007 affiche un léger déficit comptable. Pourtant à Matignon, la Direction du Développement des Médias nous félicite. Voici ce qu’écrit sa directrice, Laurence Franceschini : «  Malgré l’application d’un gel budgétaire de 1,7 M€ sur la subvention du ministère des Affaires étrangères, l’exécution budgétaire apparait légèrement excédentaire grâce à une bonne maîtrise des charges et à des ressources propres supérieures aux prévisions. »

En 2008, le déficit se situe autour des 8,6 M€. Il est constitué de la manière suivante :

• 1,9 M€ de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003.
• 2,4 M€ dans notre filiale en langue arabe Monte-Carlo-Doualiya (MCD).
• 2,8 M€ de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages des directeurs de la direction précédente.
• 1 M€ de provisions pour contentieux.

Nous observons qu’à ce stade la situation déficitaire de RFI n’a rien d’alarmant puisque les autorités de tutelle et la direction ont validé un budget « voté » avec une perte de 2,8 ME. (Rapport du cabinet INA)

Selon le Bilan d’activité de RFI, de 2004 à 2008, l’augmentation des recettes publiques de RFI à été de 3,4 % alors qu’elle était de 11,9 % en moyenne dans l’audiovisuel public.Nous en concluons que l’argument du déficit « structurel » est également un faux prétexte car pendant des années, « l’Etat a eu pour politique de maintenir RFI juste sur la ligne de l’équilibre comptable avec des résultats économiques nets de -0,5 M€ à +1 M€ », et le plan de la direction « ne contient aucun élément qui montre en quoi il va remédier à partir de 2009 à une situation prétendue difficile » (Rapport du cabinet INA).

Bookmark and Share


Outil de chat


Mentions légales
Ce site, ci-après dénommé "rfi en greve";, est édité à titre bénévole par des particuliers depuis l'Italie Pour contacter l'équipe du site, cliquez sur le lien "Nous contacter". Ce site n'a aucun but commercial, il est dédié pour defendre Radiofrance internationale. Si vous souhaitez qu'un contenu soit retiré du site, ou pour toute autre requête, merci de nous contacter. Tous les contenus proposés ici sont fournis à titre informatif.Les logos de marques RFI,France 24 et TV5Monde appartiennent à leurs propriétaires respectifs:RFI,FRANCE24,TV5MONDE et Audiovisuel Exterieur de la France.Ce site internet n'est pas liée aux sociétés citées ci-dessus.