Dernière mise à jour le 02/06/2009 à 18h05 TU | AVEC AFP
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Quatrième semaine de grève à RFI contre le plan social

La grève "illimitée" à Radio France Internationale (RFI), entamée le 12 mai contre le plan social qui prévoit 206 suppressions d'emplois, est entrée mardi dans sa quatrième semaine, continuant de perturber l'antenne, a-t-on appris de source syndicale.

Le mouvement a été reconduit mardi en assemblée générale, pour une durée de 24 heures, a précisé à l'AFP Maria Afonso, secrétaire (FO) du comité d'entreprise.

"Les gens tiennent bon. Il y a de la solidarité", a-t-elle affirmé.

Le mouvement, qui perturbe l'antenne, est suivi chaque jour selon la direction par une minorité, mais selon les syndicats, les salariés se relaient pour pénaliser le moins possible le personnel.

Dans un communiqué, l'intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT a réitéré sa demande auprès du conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, afin qu'une "délégation soit reçue" d'urgence à l'Elysée, dont elle souhaite la médiation.

"Nous ne pouvons en effet admettre que l'Etat licencie à RFI", écrivent ces syndicats.

La Cour d'appel, saisie par le CE, a suspendu le 12 mai le plan social, demandant à la direction d'informer les représentants du personnel sur la mise en place de la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui chapeaute RFI, France 24 et TV5Monde. Mercredi, le tribunal doit examiner la conformité de cette injonction, a précisé Mme Afonso.En effet le Comité d’entreprise a saisi  le juge de l’exécution, considérant que la direction de RFI fait figure de l’arrêt de la Cour d’appel – comme s’il n’existait pas – et continue de vouloir passer en force.
 
L'intersyndicale demande un "moratoire" sur le plan social annoncé en janvier pour pouvoir "négocier dans de bonnes conditions", selon Mme Afonso.

La direction a proposé un protocole de fin de conflit mais "en réaffirmant la nécessité de mettre en oeuvre le plan social" a déploré la secrétaire du CE. Dans un courrier interne adressé aux salariés, le PDG Alain de Pouzilhac écrit que "l'arrêt des déficits" est un "préalable".
 
Il précise qu'il est "prêt à signer" avec les syndicats n'appelant pas à la grève (CFDT, CFTC et CFE-CGC) un accord sur les conditions des départs volontaires qui "améliore les conditions financières" et doit permettre de "réduire les départs contraints".

"Nous n'avons pas fait trois semaines de grève pour négocier le plan social", a répondu l'intersyndicale.

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