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Trop, c’est trop ! Notre direction « petit-bras » ne
sait décidément plus où donner de la tête. On constate tous les
jours qu’elle a tout simplement le plus grand mal à assumer ses
choix. C’est à proprement parler au-dessus de ses maigres
forces.
On a commencé à le voir avec l’ouverture du
volontariat. Nous demandions une période de 3 mois. « Pas question,
avait répondu la direction sur un ton martial, ce sera 1 mois, un
point c’est tout » ! Seulement, pour assumer ce mâle volontarisme
sur le volontariat, il faut du muscle… Résultat : débordée par
l’afflux des demandes la direction a dû recruter au pied-levé et à
grands frais une trentaine de consultants pour ne pas avoir à se
déjuger.
Ca n’est pas grave : l’ « actionnaire » paiera
!
Pour la direction, les partants devaient partir le
plus vite possible. « Sinon cela creuserait le déficit »,
n’arrêtait-elle pas de nous seriner. Résultat : plus d’un mois et
demi après la clôture de la période de volontariat, presque personne
n’est parti. Quelques volontaires, seulement, ont signé leur lettre
de rupture de contrat, la plupart ne l’ont toujours pas reçue. Et
c’est la direction elle-même qui a demandé à la majorité des
partants (qui devaient partir « le plus rapidement possible ») de
rester…, de repousser leur départ de 3 mois, voire plus, le temps de
voir venir et de pouvoir se retourner.
Ça n’est pas grave : l’ « actionnaire » paiera
!
Mais il y a pire ! Dans sa volonté de jouer à la
guerre sociale, la direction de RFI a ouvert un second front : une
véritable hérésie d’un point de vue stratégique, et en tout cas un
pari hautement risqué. Si l’intendance ne suit pas sur le front du
plan social, alors que dire de celui de la renégociation des
conventions collectives. Là, c’est carrément la Berezina !
Nos conventions ont été dénoncées unilatéralement par
la direction de RFI, comme par celles des autres sociétés de
l’audiovisuel public le 9 avril 2009. Ces directions ont décidé,
toujours unilatéralement, d’un délai extrêmement court de 15 mois de
renégociation. Tout doit donc, en principe, être bouclé le 9 juillet
2010. Compte tenu de ses « contraintes spécifiques », la direction
de RFI aurait pu ne pas s’associer à ces décisions. Mais notre
direction résiste à tout sauf à la tentation de nous reprendre à sa
main. Résultat : la négociation a pris un retard monstrueux. La
direction n’est pas prête. Elle annule réunion sur réunion, toujours
à la dernière minute. Sur les nombreux chapitres des conventions
collectives, nous n’en avons pour l’instant abordé que 2. La
direction voulait commencer par des chapitres non-conflictuels comme
le contrat de travail et les droits et obligations des salariés.
Nous avons à peine eu le temps de faire le point de nos nombreux
désaccords avant que la négociation ne tombe en panne, début
décembre. Déjà 2 mois ont pratiquement été perdus à cause des
déclarations forfait à répétition de la direction. Autant dire qu’il
est impossible de tenir la date-butoir du 9 juillet.
Ça n’est pas grave : les salariés paieront
!
Mais justement, les salariés en ont juste assez de
payer les pots cassés par une direction agressive et incompétente,
qui se noie en voulant nous étrangler et entraine la société vers le
fond. |