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La FFE s’inquiète des
derniers développements du plan de restructuration interne de RFI.
Les effets du plan social conduiraient au départ volontaire de 260
salariés, soit une baisse d’environ 20% des effectifs globaux.
La « fuite des cerveaux » ainsi mise en œuvre et
encouragée par la direction de la radio, pénalisera fortement le
travail des rédactions, déjà épuisées par un conflit social qui dure
depuis le début de l’année 2009. On peut craindre le pire si les
départs volontaires (50 départs volontaires de plus que le nombre de
postes supprimés par la direction) correspondent à des services
essentiels. On peut s’inquiéter aussi du manque de stratégie de la
part de la Direction sur la reconversion interne du personnel qui
devra forcement s’opérer afin de préserver ces services.
La FFE condamne le ralentissement probable d’activité
d’une radio qui est pourtant la troisième station la plus écoutée
dans le monde, après les prestigieuses BBC World et Voice of
America.
Le processus de réduction de la diffusion nous semble
préjudiciable à l’équilibre global de fonctionnement de la radio,
alors que le désengagement total des filières de RFI à l’étranger
est programmé et qu’il commencera par la fermeture ou la vente des
filières en Europe notamment en Bulgarie, Serbie et au Portugal.
Aucune annonce n’a été faite sur l’ouverture de filières là où les
bassins d’audience seraient plus importants.
La FFE dénonce les effets de la réforme de
l’audiovisuel extérieur qui, en introduisant un déséquilibre de
financement au niveau des ses acteurs principaux TV5, RFI et France
24, risque de priver d’avenir une station qui constitue un élément
de rayonnement international incontestable pour la France. |