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Les syndicats envisagent la reprise d’une grève
illimitée dès le 7 janvier si la direction n’ouvre pas le guichet
départ aux 270 salariés qui souhaitent en
bénéficier.
La trêve de Noël est respectée. Mais le 7 janvier
Radio France internationale pourrait bien repartir en grève
illimitée. C’est ce qu’ont annoncé les syndicats (FO, SNJ, SNJ-CGT
et SNRT-CGT), qui veulent contraindre la direction à accepter de
faire partir l’ensemble des volontaires au départ dans le cadre du
plan social.
Résumé des épisodes précédents. Après l’annonce d’un
plan social drastique (206 suppressions d’emplois sur près d’un
millier, et la fermeture des rédactions en langue allemande,
albanaise, turque, laotienne, polonaise et serbo-croate), les
personnels ont entamé, et tenu, la plus longue grève de
l’audiovisuel public. Une véritable guerre de tranchées, où chaque
camp attaquait sur le plan juridique, et moral en ce qui concerne
les salariés, pour justifier ou invalider le plan social. Au final,
la direction a ouvert un guichet départ, demandant à 201 «
volontaires » (cinq postes n’étaient pas pourvus) de se faire
connaître pour bénéficier de primes prévues dans ce cadre. Nouvel
épisode du feuilleton? : la direction espérait 201 départs, mais 270
« volontaires » se sont présentés. « Avec 270 suppressions de postes
non remplacés, l’entreprise ne tournerait pas », fait valoir la
direction, empêtrée dans sa propre logique. « Cinq chefs de service
sur sept, 80 % de l’encadrement intermédiaire, sont partants à la
rédaction en français, détaillent les salariés sur leur blog
(rfiriposte. wordpress. com). La direction comptait sur cet
encadrement pour accompagner le PSE (plan de sauvegarde de
l’entreprise – NDLR) et mettre en place sa nouvelle stratégie? :
c’est raté? ! » Les salariés estiment que cette « fuite des cerveaux
» est un véritable « vote de défiance avec les pieds » : « Beaucoup
des candidats au départ sont loin d’être des seniors, ce sont aussi
de jeunes collègues que rien ne semble plus retenir. » Ils « ne
croient plus aux nouvelles orientations stratégiques ni aux
perspectives de développement de RFI au sein de l’audiovisuel
extérieur de la France », lit-on sur le blog rfiriposte. Pour les «
69 recalés du volontariat », il serait difficile de renoncer à
partir. « Une personne qui fait cette démarche se met dans une
logique de quitter l’entreprise », plaide la déléguée FO, Maria
Afonso. Pour l’instant, la direction souhaite « s’en tenir à 201
départs ». Dans quelles conditions? ? L’intersyndicale demande un
engagement écrit spécifiant qu’il n’y aura « pas de licenciements
secs » et « l’ouverture de négociations sur les conditions et
l’organisation du travail » pour ceux qui restent.
Le 18 décembre, quatre des six rédactions de langue
(polonaise, allemande, laotienne et albanaise) ont cessé d’émettre.
Mais la voix des salariés de la radio n’est pas prête de
s’éteindre
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