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29 salariés de RFI dont la candidature au départ
volontaire a été rejetée ont adressé mardi 29 dècembre une lettre au
PDG de la radio, Alain de Pouzilhac, pour lui dire leur “colère”,
leur “sentiment d’injustice” et “le refus de cette décision”. Le 17
décembre 2009, lors de la commission de suivi du PSE, 201
candidatures au départ ont été validées, 69
rejetées.
Voici l’integralité de la
lettre adressée à Alain de Pouzilhac,PDG de RFI.
Monsieur le Président
A l’issue de la réunion de la commission de suivi
qui s’est tenue le 17 décembre dernier dans le cadre du PSE, 201
salariés de RFI ont vu leur candidature à un départ volontaire
validée. 69 autres salariés ont vu leur candidature
rejetée.
Nous, les candidates et candidats au départ,
signataires de cette lettre, dont la candidature a été rejetée,
voulons vous dire notre réaction de colère, notre sentiment
d’injustice et le refus de cette décision
Colère parce que, au cours de l’année 2009, une
fois lancé le PSE, vous avez incité les salariés à se porter
volontaires au départ. 270 d’entre eux l’ont fait. 270 projets, 270
engagements vis-à-vis de l’extérieur, 270 changements de vie. Mais
aujourd’hui, nous voyons tous ces préparatifs réduits à néant. Nous
ne pouvons accepter que les choix de carrière et de vie que nous
avons été poussés à faire soient anéantis par des décisions que nous
ressentons comme arbitraires et injustes.
Les décisions que vos directeurs ont été amenés à
prendre sont arbitraires et injustes parce qu’elles ne répondent à
aucun critère objectif. Ceux-là même qui avaient été énoncés dans le
PSE n’ont pas été respectés. D’où vient que disposer d’une promesse
d’un emploi sûr et protégé soit une garantie de voir son dossier de
départ volontaire accepté ? D’où vient que les dossiers validés par
le cabinet BPI et jugés viables, aient été jugés « non viables » par
vos directeurs ? D’où vient que des salariés n’ayant aucun projet de
reconversion aient vu leur départ jugé « viable » au détriment
d’autres qui avaient mis sur pied des entreprises, par
exemple
Nous, les candidates et candidats au départ
volontaire dont la candidature a été rejetée de manière arbitraire
et injuste, voulons donc vous dire, Monsieur le Président, que nous
n’entendons pas en rester-là. Outre que nous voyons mal comment nous
pouvons rester mobilisés au service d’une entreprise qui nous a
floués, nous entendons faire valoir nos droits à un départ de RFI
dans l’honneur et la dignité. Nous entendons profiter des mêmes
conditions de départ que nos 201 collègues. Nous n’entendons pas
être les victimes de la politique sociale de l’entreprise.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président,
l’expression de nos sentiments distingués.
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