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Les syndicats FO, SNJ,
SNJ-CGT et SNRT-CGT de Radio France Internationale (RFI) ont
appelé à une grève “illimitée” à compter d'aujourd'hui , pour
demander à la direction d'accepter de faire partir l'ensemble des
volontaires au départ dans le cadre du plan
social.
Quelque 270 salariés de la station publique sont
candidats au départ dans le cadre du plan social qui ne prévoit que
201 suppressions d’emplois sur un millier.Une assemblée générale du
personnel est prévue aujourd'hui en fin de matinée pour décider de
reconduire ou non le mouvement, dont on ne peut savoir à l'avance
s'il entraînera des perturbations à l'antenne.
“Il y a 69 +recalés+ du volontariat. Nous voudrions
qu’ils soient acceptés au départ car une personne qui fait cette
démarche se met dans une logique de quitter l’entreprise”, a
expliqué Maria Afonso, secrétaire (FO) du comité d’entreprise.
"La direction a saisi les autorités de tutelle (dont
le ministère de la Culture et de la Communication) d'une demande de
prise en charge des départs supplémentaires", a dit Mme Afonso.
Une rencontre est prévue vendredi prochain à 10h au
ministère de la Culture avec le PDG de RFI, Alain de Pouzilhac, et
Christine Ockrent, directrice générale déléguée, selon l'agenda de
Frédéric Mitterrand.
Les “recalés du volontariat” ont tenu de leur côté une
assemblée générale le 22 décembre dernier et dans une lettre
adressée le 28 décembre à M. de Pouzilhac, 29 d'entre eux
avaient fait part de leur "colère" face au "refus arbitraire" de les
laisser partir.
"Au cours de l'année
2009, vous avez incité les salariés à se porter volontaires au
départ. 270 d'entre eux l'ont fait. 270 projets, 270 engagements
vis-à-vis de l'extérieur, 270 changements de vie. Aujourd'hui nous
voyons tous ces préparatifs réduits à néant", disent-ils, estimant
avoir été "floués".
Après s'être battus pendant des mois contre le plan
social et les conditions de départ initialement offertes par la
direction, les syndicats demandent désormais que l'ensemble des
candidats au départ, plus nombreux que prévu, puissent en
bénéficier.
L'intersyndicale demande aussi un “engagement écrit de
la direction qu’il n’y aura pas de licenciement sec ou contraints”
et “l’ouverture de négociations sérieuses sur les conditions et
l’organisation du travail”.Le guichet départs, ouvert fin octobre, a
été clos début décembre. Etant donné le nombre importants de
candidats, la direction souhaite s’en tenir dans un premier temps à
201 départs car “avec 270 suppressions de postes non remplacés,
l’entreprise ne tournerait pas”, selon elle.
Le plan social annoncé il y a un an prévoyait
initialement 206 suppressions d’emplois mais comme cinq postes
étaient déjà non pourvus, le chiffre a été fixé à 201.
Le plan annonçait également la fermeture de six
rédactions de langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate,
turc et laotien). La diffusion hertzienne des programmes de RFI en
allemand, polonais, laotien et albanais s’est arrêtée le 19
décembre. Le turc, uniquement accessible sur le net, a cessé ses
émissions le 31 décembre. Les programmes de la rédaction
serbo-croate de RFI continuent d’être diffusés via une
filiale.
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