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270 salariés de RFI se sont déclarés volontaires au
départ mardi 8 décembre, à l’issue de l’expiration de la période de
rétractation qui s’achevait le 7 à minuit, dans le cadre du plan
social prévoyant 201 licenciements sur un millier, a indiqué mardi
la direction, qui souhaite pour l'heure s'en tenir au chiffre du
plan social.
"Avec 270 suppressions de postes non remplacés,
l'entreprise ne tournerait pas", a déclaré à l'AFP Geneviève
Goëtzinger, directrice déléguée de RFI.
Chez les journalistes, il y a davantage de candidats
au départ - environ la moitié des 270 salariés concernés - que de
postes supprimés, a-t-elle détaillé, jugeant les conditions de
départ "intéressantes". Le guichet départs, ouvert fin
octobre, a été clos la semaine dernière et les candidats avaient
jusqu'à ce mardi pour se rétracter.
"270 salariés se sont déclarés volontaires au départ.
Compte tenu du nombre important de candidatures, des choix seront
opérés pour donner des réponses positives, dans un premier temps à
hauteur de 201 départs", explique la direction dans un
communiqué.
La direction de RFI annonce que une première liste de
départs "réalisée sur la base de critères objectifs" sera présentée
à l'issue de la Commission de suivi qui se tiendra mercredi matin et
elle précise que les départs s'échelonneront "sur plusieurs mois en
fonction des projets et des impératifs des directions
concernées".
Les salariés dont le poste est supprimé seront
licenciés économiques, sur la base du volontariat.À noter que c'est
l'État actionnaire de RFI qui paiera directement le coût du plan
social et que "la radio mondiale" n'aura pas à en supporter la
charge.
La semaine dernière, les syndicats SNJ-CGT, SNRT-CGT,
SNJ et FO avaient dénoncé une "fuite des cerveaux", estimant que le
nombre élevé de candidats au départ était un "désaveu" pour la
direction.
Le plan social annoncé en janvier prévoyait
initialement 206 suppressions d'emplois mais comme cinq postes
étaient déjà non pourvus, le chiffre a été fixé à 201.
Le plan prévoit également la fermeture de six
rédactions de langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate,
turc et laotien).Environ 80 postes doivent disparaître dans les
rédactions de langues, une vingtaine à la rédaction en français.
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