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France 24 cherche à dynamiser
son antenne, sous la houlette de Christine Ockrent, directrice
générale de la chaîne d’information
internationale.
Dans le cadre d’une refonte de ses programmes, France 24 lance une grande session
d’information du soir,composée de Paris Direct de 19:00 à
21:00, puis, jusqu’à minuit, d’un tour de l’actualité française
( 24 H en France) et de nombreuses chroniques thématiques.
Une innovation signée Christine Ockrent.
Pourquoi ces changements ?
Les téléspectateurs souhaitaient plus d’économie, de sport,de
météo, et de “breaking news”. C’était l’occasion de renforcer les
tranches du matin, et surtout du soir, avec une antenne plus
incarnée (plus de personnes en plateau, ndlr), donc plus conviviale,
avec des animateurs de tranche comme Sylvain Attal, qui passent la
parole à des présentateurs et des chroniqueurs
spécialisés.
Les trois antennes, anglaise, française et arabe
sont assez semblables…
La rédaction n’est pas organisée par langue, tout le monde
travaille dans la même salle, avec un rédacteur en chef unique et
des gens qui assument des responsabilités identiques en parfaite
symétrie. Un seul message, trois langues, telle est notre
devise.
Comme EuroNews !
EuroNews est un circuit de dépêches illustrées avec des voix
off, sans présentateurs ni équipes sur le terrain, alors qu’un des
points forts de France 24, c’est d’en avoir dans le monde
entier.
Les trois versions ne sont pas absolument
symétriques !
Cela peut arriver, sur certains thèmes ou cas particuliers.
Ainsi, au même moment, fin mars, nous avons eu la mort d’Alain
Bashung et celle de l’actrice anglaise Natasha Richardson. Nous
avons traité les deux, mais pas avec la même hiérarchie.
Etes-vous en compétition avec les autres chaînes
d’info françaises ?
Elles sont maintenant nos concurrentes, car depuis le départ de
TF1 nous sommes sur tous les réseaux français (lorsqu’elle était
actionnaire de France 24, la Une freinait sa reprise sur le câble et
l’adsl pour ne pas concurrencer LCI, ndlr). Je les vois toutes,
notre différence est édifiante.
En quoi ?
Surtout la place de l’image et du grand reportage. Vous n’avez
pas, sur les autres chaînes, une couverture mondiale aussi complète.
Or, si l’on ne comprend pas ce qui se passe dans le monde, on ne
comprend rien à ce qui se passe chez nous.
A ce point ?
Quand nous faisons un reportage sur Continental, nous
expliquons que c’est un groupe étranger, c’est-à-dire le contexte
mondialisé. Sur une chaîne française, le traitement sera focalisé
sur l’action syndicale des “Conti”.
Il y a peu d’actu française…
Sauf dimension exemplaire, nous ne couvrons pas les faits
divers. Pour les problématiques politiques franco-françaises, nous
gardons celles qui seront pertinentes sur les versions anglaise et
arabe.
L’audience suit-elle ?
Notre cible, ce sont les leaders d’opinion, pas le grand
public.
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