Dernière mise à jour le 03/12/2009 à 19h12 TU |   AVEC AFP                                                                                                  Share/Bookmark
Le nombre de salariés de RFI candidats au plan de départs volontaires, ouvert fin octobre dans le cadre du plan social, a augmenté : 271, au lieu des 264 annoncés vendredi dernier par la direction
RFI: 271 candidats au départ, une "fuite des cerveaux" selon les syndicats

 Repères
 Communiqué de l’intersyndicale FO –SNJ –SNRT-CGT et SNJ-CGT de RFI de jeudi 3 décembre
 Plan social à RFI: 265 candidats volontaires au départ
 Conditions envisagées par la direction de RFI pour les départs volontaires des salariés
 296 salariés intéressés par le plan de départs volontaires
 Alain de Pouzilhac, le pdg de RFI, assure que sa station proposera des solutions de reclassement
 RFI: ouverture des départs volontaires à partir du 28 octobre
Quelque 271 salariés de Radio France Internationale (RFI), dont la moitié de journalistes, sont candidats au départ dans le cadre du plan social qui ne prévoit, lui, que 206 suppressions d'emplois, indique jeudi l'intersyndicale, dénonçant une "fuite des cerveaux".

Le guichet départs, ouvert fin octobre et clôt la semaine dernière, a enregistré 271 candidats, qui ont jusqu'au 8 décembre pour se rétracter.

"Face à l'afflux des départs, la direction semble accepter de ne pas procéder à des licenciements secs", écrit dans un communiqué l'intersyndicale SNJ, FO, SNRT-CGT et SNJ-CGT, qui réclame depuis des mois que le plan social soit transformé en plan de départs volontaires.

La directrice déléguée, Geneviève Goëtzinger, a confirmé à l'AFP qu'il pourrait n'y avoir aucun départ contraint mais "à condition que les salariés dont le poste est supprimé acceptent d'être reclassés dans l'entreprise".

Le plan social annoncé en janvier prévoit 206 suppressions d'emplois sur un millier et la fermeture de six rédactions de langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien). Environ 80 postes doivent disparaître dans les rédactions de langues, une vingtaine à la rédaction en français.

Mais selon Maria Afonso, secrétaire (FO) du CE, "la plus grosse hémorragie se fait dans les secteurs censés se développer: le français, l'anglais et le multimédia. C'est un désaveu de la direction".

"Cinq chefs de service sur sept", dont le chef de service en langue anglaise, et "80% de l'encadrement intermédiaire à la rédaction en français", veulent partir ajoutent les syndicats.

"La fuite des cerveaux, des talents et des compétences à laquelle on assiste n'est rien d'autre, dans la très grande majorité des cas, qu'un vote de défiance avec les pieds", commentent-ils.

"Comment faire fonctionner la société après une telle saignée?", s'interrogent-ils, ajoutant que le PDG de la station publique, Alain de Pouzilhac, va devoir maintenant obtenir "le feu vert financier des autorités de tutelle".

La direction, qui ne fera un point sur la situation qu'après le 8 décembre, fait valoir que les conditions de départ proposées sont "intéressantes", avec notamment 36 mois de salaire pour les salariés de plus de 30 ans d'ancienneté.

"Elles ne sont pas si avantageuses pour les autres. Mais de nombreux jeunes veulent quand même partir: la précarité et la crise ne les retiennent pas, preuve qu'il n'y a pas de perspectives pour l'entreprise", a dénoncé Mme Afonso.

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