Dernière mise à jour le 17/11/2009 à 12h50 TU |  AVEC L'INTERSYNDICALE (FO – CGT SNRT - CGT SNJ – SNJ)  DE RFI     Share/Bookmark
L’intersyndicale de RFI, en lutte contre le plan social de la direction, a pris acte hier de la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, rendue la semaine dernière.Voici son communiqué:
La direction de RFI une nouvelle fois devant la justice

Repères
 Le TGI de Paris se déclare incompétent sur la demande du CE de RFI relative au COM  
  Le débat sur les crédits aux médias en séance plénière à l’Assemblée nationale en presence du ministre de la Culture et de la Communication.  
 Frédéric Mitterand ministre de la Culture et de la Communication, à l'Assemblée nationale  
Si le Comité d'Entreprise réclamait une nouvelle discussion sur l'AEF et le COM en préalable à la consultation du CE sur le Plan de Sauvegarde de l'Emploi, c’est parce qu’il avait constaté une augmentation du budget de l’AEF via le projet de loi de finances 2010. La direction ne souhaite pas communiquer sur le Contrat d’Objectifs et de Moyens. Comment peut-elle alors justifier le licenciement économique de 206 salariés si le financement est en hausse ? Le Comité d’entreprise prend acte de la décision du jugement en référé et rappelle que le Conseil d’Etat a été saisi afin que les salariés de RFI aient une information complète sur l’Etat réel des finances de RFI.

Par ailleurs lundi dernier, le 9 novembre, le cas de RFI a été abordé lors d’un débat sur les crédits aux médias en séance plénière de l’Assemblée nationale en présence de notre ministre de tutelle. Voici des extraits de ce débat nous concernant :

 M. François Rochebloine, député nouveau centre :« La conduite de l’audiovisuel extérieur et la gestion de la crise majeure qui ébranle RFI continue de susciter des interrogations. Entre autres mesures, le Gouvernement avait, l’an passé, annoncé dans le cadre du projet global de modernisation de Radio France internationale la suppression de 206 postes. Sans pour autant remettre en question cette réforme, qui était sans doute nécessaire, les représentants du personnel en conviennent, il nous faut déplorer la manière dont la crise générée par cette politique a été gérée, ainsi que j’ai eu l’occasion de le rappeler dans cet hémicycle au printemps dernier.

Outre une réforme dont les objectifs sont restés assez flous, on ne peut que regretter la gestion de la crise sociale qu’elle a engendrée, crise exacerbée au demeurant par l’annonce d’embauches à France 24 alors même que RFI devait licencier. On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur les raisons pour lesquelles certaines personnes de RFI n’ont pas alors été transférées à France 24.

Je souhaite par ailleurs évoquer les 6,5 millions d’euros que le budget 2010 alloue aux crédits de développement de RFI alors que nous ignorons pour l’instant le coût du plan social. Nous arrivons en fin d’année 2009 sans connaître le contrat d’objectifs et de moyens 2009-2013. Monsieur le ministre, pourriez-vous nous donner davantage d’indications sur ces aspects du dossier RFI ? D’avance, je vous en remercie (…)

En conclusion et pour toutes les raisons que je viens d’évoquer précédemment, nous pensons qu’il est nécessaire de conduire une réflexion approfondie et nous souhaitons que plusieurs aspects de cette réforme fassent l’objet d’éclaircissements.

À plus long terme, nous souhaitons que les députés soient associés aux réflexions à venir, notamment sur le dossier de RFI, auquel, vous l’aurez compris, nous sommes particulièrement attachés, comme l’a rappelé le rapporteur Didier Mathus (…) »

M. Didier Mathus, rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères, pour l’audiovisuel extérieur de la France :
« La commission des affaires étrangères a décidé, la semaine dernière, de former une mission d’information sur la situation à RFI. Nous avons, sur tous les bancs de la commission, fait part de notre émotion face à la situation de RFI. Il y a urgence à ce que le Gouvernement se saisisse de cette affaire. La direction de l’AEF n’est plus en état aujourd’hui de régler convenablement la situation de RFI. Il faut désigner un médiateur, il faut que le Gouvernement s’en mêle. »

Comme M. Didier Mathus, de tout temps l’intersyndicale à demandé une médiation qui à toujours été refusée par la direction, ce qui contraint le CE à passer par des mesures judiciaires pour obtenir satisfaction avec succès.

 M. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture : 
 «  L’État soutient RFI et souhaite qu’elle se développe dans un univers des médias en pleine mutation. C’est le sens de la réforme en cours et de l’engagement financier du Gouvernement au côté de RFI, que démontre le projet de loi de finances pour 2010. »

Tout comme le ministre de la culture, l’intersyndicale et le Comité d’entreprise de RFI, souhaitent que RFI se développe et veulent être sûrs qu’en ayant des départs volontaires qui seront acceptés sans discrimination, il ne sera plus question de licenciements secs à RFI.

Le CE a décidé de saisir la justice pour faire condamner la direction de RFI à se mettre enfin en conformité avec la loi. Mardi 17 novembre à 11h, aura lieu une nouvelle audience, au Tribunal de Grande Instance de Paris en référé sur le nouveau livre III, le contenu de ce  nouveau plan présenté au Comité d’entreprise étant plus illégal encore que le précédent, notamment sur les mesures de reclassement.

Paris le 16 novembre 2009

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