C’est une belle assemblée générale, fournie et motivée, qui s’est
réunie ce mardi !
L’intersyndicale CGT-FO-SNJ avait demandé aux salariés d’être présents
pour accueillir les journalistes invités à la conférence de presse. Ils
ont répondu très largement à la convocation, et, revêtus de leurs
tee-shirts “RFI en lutte”, ont fait honneur aux confrères venus pour la
conférence de presse. Merci à ceux qui se sont déplacés ou qui nous
ont contactés ! Nous déplorons… regrettons… toujours l’absence des
tv nationales (parce que nous avons eu les honneurs d’autres chaînes
européennes !).
A quand un reportage dans un JT sur France 2, France 3 ou TF1
???? En attendant d’avoir les honneurs de la TV, nous nous sommes
fait un film… mais oui !!!… bientôt disponible sur le blog RFI-Riposte
L’assemblée
générale a revoté la grève, moins trois abstentions. Une nouvelle ag est
convoquée pour mercredi 13h devant le 116
(ex-Cape).
Encore une info qui nous a fait chaud
au coeur et au moral :
L’avocat des salariés de RFI, tombeur des patrons voyous
!!!
Le 8 juin, l’un de nos avocats, Me Fiodor Rilov a obtenu
devant le tribunal correctionnel de Paris la condamnation à des peines de
prison ferme des repreneurs de l’usine Samsonite qui avaient liquidé
l’affaire et licencié ses 205 salariés.
Rejetant « la fatalité économique » derrière laquelle les
prévenus ont tenté de se dissimuler, le procureur avait stigmatisé à
l’audience la « cupidité » de ces « patrons
voyous ».
Me Rilov a ainsi rendu une part de leur dignité aux ouvriers
licenciés.
Attention : toute ressemblance avec d’autres situations serait
purement fortuite !
AUTRES INFOS DE L'INTERSYNDICALE
Le mot manquant…
Le 2 juin, au bout de 3 semaines de grève, Alain de Pouzilhac adressait
sa deuxième lettre au personnel. La première, c’était à Pâques et notre
PDG avait alors eu l’impudence de remercier ses « Chers Amis de RFI » de
leur « aide » et de leur « compréhension ».
Aujourd’hui, nous sommes toujours ses « Chers Amis », il nous dit «
Merci », il « compte » sur nous pour « agir maintenant »… Mais avec Alain
de Pouzilhac, et son agence de communication Image 7, il faut toujours
chercher le mot manquant. Le trouverez-vous dans cet extrait ? « nous
sommes avant tout une société de femmes et d’hommes et c’est sur les
talents de ces femmes et de ces hommes de RFI que nous devons bâtir et
parier sur l’avenir. Mais nous avons un préalable : arrêter nos déficits.
C’est difficile et c’est douloureux, je le sais. Mais je prends
l’engagement devant vous de le faire toujours dans le cadre d’un dialogue
social ouvert, humain et de regarder cas par cas, toutes les situations
qui se présentent à nous pour les régler au mieux des intérêts de nos
collaborateurs et collaboratrices. »
Mais oui ! Bien sûr ! Le mot manquant…. c’est : LICENCIEMENTS, on a sa
pudeur, tout de même ! Vous ne trouverez jamais le mot « licenciements »
sous la plume du PDG, c’est ainsi : c’est tabou ! Dans son monde enchanté,
« quand on veut se donner les moyens de gagner, on gagne ». Et c’est là
une parole d’expert puisque, rappelons le, nous avons un patron-croupier
qui occupe un poste dirigeant dans une société de casinos. Pour Alain de
Pouzilhac, à RFI, les jeux sont faits. Effectivement, depuis qu’il est là,
rien ne va plus !
Pour Christine Ockrent,
pendant la
grève, la vie continue…
Rien ne saurait faire oublier à notre directrice générale déléguée ses
obligations… mondaines, pas même un plan de licenciements ni une grève qui
va entrer dans sa 5e semaine. On se souvient de sa montée des marches au
festival de Cannes au bras de son cavalier, Alain de Pouzilhac, alors que
le mouvement avait déjà commencé.
Il y a une semaine, elle est allée écouter Johnny au Stade de France.
Il est vrai qu’elle était bien entourée comme le raconte le site de
l’hebdomadaire Marianne : « Un concert de Johnny, pour un homme politique,
c’est un peu comme un dimanche après-midi chez Drucker : ça fait
patrimoine culturel tout en étant nettement moins chiant que de la musique
de chambre à la salle Pleyel (ou un débat à Ripostes) et surtout, ça
touche beaucoup plus de vraies gens. Jean-Pierre Raffarin, Jean-François
Copé, Bernard Kouchner (et sa femme Christine Ockrent), Fadela Amara,
Rachida Dati… Ils étaient tous là, à s’exciter sur « Allumer le feu ».
Samedi dernier, elle était en Normandie pour l’événement du jour
: la venue de Barack Obama. Qu’on se rassure, elle n’y était pas en tant
qu’envoyée spéciale de RFI. Mais à quel titre l’épouse de Bernard Kouchner
paradait-elle au premier rang, celui des ministres dont aucun n’était «
accompagné », sauf celui des Affaires étrangères. Christine Ockrent
aurait-elle désormais une fonction officielle ?
Alors, conflit d’intérêt ? « C’est un procès d’intention sexiste »
réplique-t-elle dès le lendemain sur le plateau du magazine Médias de
France 5. Elle y a fait la promotion de la soirée électorale prévue
sur France 24 et RFI sans savoir que, sur RFI, cette soirée n’aurait pas
lieu. Interrogée par Thomas Hugues sur la grève et le moratoire demandé
par les grévistes sur le plan social elle a répondu : « On négocie avec
certains syndicats (non grévistes). Il y a ce plan. Nous en poursuivons le
processus en respectant scrupuleusement les lois. »
Bref, pour Christine Ockrent, la routine…