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Selon le site internet LE
POINT.FR, deux semaines après l'ouverture du plan de départs
volontaires, la direction de RFI a enregistré 296 demandes de
renseignements de la part des salariés intéressés, ce qui ne
signifie pas forcément que tous demanderont effectivement à
bénéficier des conditions financières pour quitter la station.
  À ce stade, chacun fait ses
comptes pour savoir, compte tenu de son ancienneté, à quelles
indemnités il a droit. De toute façon, le plan est limité à 201
départs. Au-delà de ce nombre, Alain de Pouzilhac, pdg, refusera les
demandes... On en viendrait, dans ce cas, à frustrer certains
salariés alors même que ce plan est honni par les syndicats qui sont
censés les représenter. Ce serait une bien mauvaise plaisanterie !
Les personnels ont jusqu'au 28 novembre pour déposer
officiellement leur demande. La CFDT a négocié que les personnes
puissent se rétracter dans les dix jours. Les députés de
l'opposition, hostile au plan social, ont demandé à Frédéric
Mitterrand de le chiffrer. Ni le ministre ni la direction de RFI
n'en sont pour l'instant capables compte tenu du fait que selon
l'ancienneté des salariés partant, le coût peut énormément varier.
Précision importante : c'est l'État actionnaire qui paiera
directement le coût du plan social. RFI n'aura pas à en supporter la
charge.
Un comité d'entreprise interminable
Les salariés qui ont moins de dix ans d'ancienneté ont
le droit à trois mois de salaire (avec un plancher de 25.000 euros
pour ceux qui ont un minimum de 5 ans d'ancienneté). L'indemnité
passe ensuite à 4 mois de salaire pour les personnels dont
l'ancienneté est comprise entre 10 et 14 ans. Les indemnités
s'élèvent par tranche d'ancienneté jusqu'à atteindre 36 mois de
salaires au-delà de 30 ans d'ancienneté ( le détail
ici ). En fait, la CFDT a procédé à des calculs
avec ses propres experts de la CFDT Médias afin de tenir compte de
la pyramide des âges des personnels de RFI. "Selon les chiffres, 167
salariés de RFI ont plus de 57 ans. Pour eux, c'est tout bénéfice",
explique Marc Thiébault, représentant de la CFDT (principal
syndicat, mais minoritaire).
Cette
appréciation n'est pas partagée, loin s'en faut, par
l'intersyndicale (CGT, SNJ, FO, majoritaire dans l'entreprise). En
témoigne le comité d'entreprise extraordinaire (CEE) qui s'est tenu,
à sa demande, mardi 10 novembre. Ce CEE devait aborder quatre
points, au premier chef, les audiences. Entamée à 10 heures du
matin, la séance a finalement, après des pauses, été levée à... 20
heures ! Un seul point a pu être abordé : les audiences. Elles sont
au centre des divisions. La direction justifie la réorientation
stratégique de RFI en raison d'audiences déclinantes.
L'intersyndicale refuse de l'admettre. "Vous instrumentalisez les
audiences pour justifier le plan social", s'insurgeait, hier, cette
dernière. "On ne comprend pas ce déni de réalité, rétorquait la
direction. C'est suicidaire."
SOURCE : LEPOINT.FR
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