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RFI ouvre son plan de départs volontaires mercredi 28
octobre. Alain de Pouzilhac, pdg de la station publique, en détaille
les modalités et annonce la suite : 34 recrutements dans les
nouvelles langues de la station.

Plan social ou plan de départs volontaires,
comment tout cela s'articule ?
Plus nous aurons de départs volontaires, moins nous
serons obligés de prononcer des départs contraints. Nous avons fixé
à 201 le nombre d'emplois supprimés. Si, par exemple, nous
enregistrons 280 départs volontaires et que cela ne contrarie pas
notre redéploiement stratégique, nous n'aurons pas besoin de
licencier des gens...
Et que se passe-t-il si les volontaires ne
sont que 180 ?
Dans ce cas, il n'y aura que 21 départs contraints. À
l'inverse, si 400 personnes demandent à partir, je serai obligé d'en
refuser. En tout cas, si nous devons prononcer des licenciements,
ils interviendront au premier trimestre 2010.
Ce plan de départs volontaires a été voté
vendredi 23 octobre. Mais aucun syndicat n'a voté pour, pas même la
CFDT qui l'a pourtant négocié...
La séance a commencé à 9 h 30 et s'est achevée à 20 h
30. Vers midi, tous les syndicats ont quitté la table, à l'exception
de la CFDT. Cette dernière a, en effet, négocié des améliorations et
nous les avons intégrées. Contrairement aux autres syndicats, la
CFDT a défendu le personnel tout en étant opposée au plan social.
Par exemple, il était prévu que les candidats avaient un mois pour
se déclarer. La CFDT a souhaité y ajouter un délai de 10 jours
permettant aux volontaires de se rétracter. De la même façon, il
était prévu dans le projet initial que les salariés quinquagénaires
puissent racheter des trimestres afin de partir à la retraite plus
tôt. Eh bien, RFI financera ce rachat de trimestres jusqu'à 20.000
euros. Sinon, le plan prévoit pour les salariés les plus anciens une
indemnité correspondant à 36 mois de salaires, avec une indemnité
plancher de 100.000 euros pour les salariés ayant plus de 25 ans
d'ancienneté et 30.000 euros pour les salariés ayant passé moins de
10 ans à RFI. Tout ce que je peux vous dire, c'est que personne ne
partira en situation de précarité.
Pas même les quatre journalistes laotiens dont
l'antenne sera fermée ?
On ne les laissera pas tomber. Nous offrirons des
solutions de reclassement. Pour ceux qui ne maîtrisent pas le
français, on peut toujours se débrouiller pour les faire travailler
à la discothèque de RFI.
Par ailleurs, RFI va aussi procéder à des
créations de postes. Combien ? Et pour quoi faire ?
Nous avons redéfini des priorités pour regagner du
terrain, notamment en Afrique et en Amérique latine. Nous allons
donc créer 34 postes. Concernant l'Afrique, nous allons lancer un
service en swahili. Nous étudions une deuxième langue africaine,
soit le peul, soit le bambara... L'espagnol va être développé en
direction de l'Amérique latine. Au total, nous avons déclaré six
langues prioritaires : l'anglais, le portugais, le chinois, le farsi
et le russe. Nous allons aussi créer des postes sur Internet et les
relations avec les mobiles.
SOURCE:LE
POINT.FR |