Dernière mise à jour le 26/10/2009 à 01h29 TU |   AVEC L'INTERSYNDICALE (SNJ FO SNRT-CGT  SNJ-CGT)  DE RFI          Share/Bookmark
Chroniques de la guerre sociale à RFI:Chapitre 3
La CFDT cheval de Troie d’une direction hors la loi

Le décryptage de la redaction
Les propos de Raphaël Reynes, délégué CFDT à RFI parus il y a un an sur NouvelObs.com démontrent une fois de plus son aberration patente.Avec sa façon d'agir,la CFDT RFI non seulement est un syndicat irrationnel mais il est desormais complice du mépris de la direction envers ses salariés.La CFDT RFI est malhereusement un syndicat égoïste,arriviste qui garde seulement ses interets et qui nargue avec la violence le combat de ses confrères.Depuis des mois l'Intersyndicale demande l’intervention d’un médiateur mais selon Marc Thiebault un autre délégué CFDT à RFI« Un médiateur, ne ferait que faire repartir à zéro la négociation ».Nous sommes dans l'absurdité la plus totale,un syndicat qui veut négocier un plan social inique et qui refuse la mediation

Les phrases célèbres et très vertueuses de Raphaël Reynes !:

 Délégué syndical CFDT à RFI
 Grand reporter au service Afrique
 Chroniqueur judiciaire pendant 4 ans
 Ancient présentateur des journaux du service internationale

 


Il y a un an...

"Pouzilhac est à la fois juge et partie puisqu'il dirige l'une des trois entités. Il ne peut pas rester à la tête de France 24 et constituer la holding en même temps: il y a un conflit d'intérêt"

"Dépendre du Premier ministre, c'est passer sous une tutelle politique. Notre station perdrait sa spécificité internationale et ses garanties d'indépendance"

13.06.2008 NOUVELOBS.COM

“Il est complètement aberrant d'imaginer qu'il faille supprimer 115 postes de journalistes pour continuer à faire tourner une radio internationale, une télévision internationale et une télévision francophone”.

Une éventuelle mutualisation des moyens “ne doit pas passer par des suppressions de postes”

“Il faut que les conseillers de l'Elysée et les futurs patrons de France Monde soient conscients que nous avons une vieille tradition de combat syndical à RFI et que nous ne sommes pas prêts à laisser ces sociétés être déconstruites sans qu'il y ait un vrai combat syndical”

28.02.2008 BLOG CFDT RFI

...et maintenant

 « Pour nous, faire la grève plante la boîte et donne des arguments à la direction »

RUE89 28.05.2009

« Nous sommes en train de démontrer que RFI peut s'arrêter plus d'un mois et qui cela perturbe, en dehors des auditeurs africains ? »

OUESTFRANCE.FR 16.06.2009

Repères
 L'incohérence de la CFDT 
Dans toute guerre, il y a les individualistes, ceux qui ne se sentent pas concernés ; il y les apeurés, qui se cachent la tête dans le sable en attendant que passe la tempête ; il y a les opportunistes, qui guettent le sens du vent pour savoir de quel côté se ranger ; il y a les déserteurs et il y a… les traîtres. Ces derniers portent l’étiquette de la CFDT.

Après que la minorité des élus du Comité d’entreprise a voté et donc entériné vendredi 23 octobre le plan de licenciements, Alain de Pouzilhac les a chaleureusement remerciés. Il y avait de quoi ! On venait de lui rendre un fier service lui permettant d’annoncer une victoire à ses commanditaires de l’Elysée qui, au bout de neuf mois de procédure, commençaient à s’impatienter.

La CFDT-RFI, elle, n’avait pas fait mystère des ses intentions. Dès la veille elle avait, avec grandiloquence, sommé la direction « d’ouvrir, sans plus tarder, la période de candidatures au départ volontaire », comme si ce n’était le vœu le plus cher de cette dernière. Au passage, ce syndicat se permet de qualifier la mobilisation acharnée du personnel et la plus longue grève de l’histoire de l’audiovisuel de « tergiversation, de temps perdu et d’énergie dépensée ».

Dans la guerre sociale qu’il mène à RFI, Alain de Pouzilhac a donc réussi à diviser le front syndical en y trouvant des supplétifs. Car dans toute guerre, il y a les déserteurs et il y a… les traîtres. Ces derniers portent aujourd’hui l’étiquette de la CFDT.

Ce syndicat a une histoire tumultueuse à RFI. Mais dans cette histoire, il y a une constante : la CFDT a toujours cherché par un moyen ou par un autre à être l’interlocuteur voire le partenaire privilégié des directions successives. Pour cela, elle s’est appuyée sur sa représentativité et son image réformiste.

Avoir été l’interlocuteur de Jean-Paul Cluzel pour développer le tout-info est une chose. Mais devenir le partenaire d’Alain de Pouzilhac et de Christine Ockrent pour accompagner le plan de licenciement est une tout autre affaire. Pourtant, au tout début, la CFDT avait tenu des propos martiaux. Ainsi, dès le 28 février 2008, faut-il le rappeler à nouveau, le délégué syndical Raphaël Reynes réagissait à une fuite sur le rapport Benamou sur le blog de la CFDT RFI,  jugeant qu’il était « complètement aberrant d’imaginer qu’il faille supprimer 115 postes de journalistes pour continuer à faire tourner une radio internationale, une télévision internationale et une télévision francophone ».

Et le délégué CFDT d’asséner cet avertissement : « Il faut que les conseillers de l’Elysée et les futurs patrons de France Monde soient conscients que nous avons une vieille tradition de combat syndical à RFI et que nous ne sommes pas prêts à laisser ces sociétés être déconstruites sans qu’il y ait un vrai combat syndical. »

Très vite les nouveaux dirigeants de RFI vont se rendre compte que la CFDT aboie mais ne mord pas, pour peu qu’elle reçoive la « considération » qu’elle estime lui être due. Il est vrai que des « leaders » syndicaux qu’on chasse par la porte mais qui reviennent par la fenêtre, qui sont prêts à oublier le licenciement de deux de leurs adhérents éminents : voilà qui a dû convaincre le couple Pouzilhac-Ockrent d’employer au mieux ces bonnes volontés.

Le “vrai combat syndical” de la CFDT sera donc ne pas participer à la mère de toutes les batailles syndicales, en se plaçant « dans un état d’esprit constructif, s’inscrivant dans une vision à long terme ». Cet état d’esprit l’a amenée à valider tous les votes décisifs confortant les volontés éradicatrices de nos patrons-voyous, que ce soit au Comité d’entreprise ou au CHSCT.

A force de pratiquer la cogestion, la CFDT-RFI a fini par basculer de l’autre côté du cheval. Elle est devenue un syndicat patronal.

SNJ   SNJ-CGT   CGT-SNRT   FO

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