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| Le décryptage de la redaction |
| Les propos de Raphaël Reynes, délégué CFDT à
RFI parus il y a un an sur NouvelObs.com démontrent une fois
de plus son aberration patente.Avec sa façon d'agir,la CFDT
RFI non seulement est un syndicat irrationnel mais il est
desormais complice du mépris de la direction envers ses
salariés.La CFDT RFI est malhereusement un syndicat
égoïste,arriviste qui garde seulement ses interets et qui
nargue avec la violence le combat de ses confrères.Depuis des
mois l'Intersyndicale demande l’intervention d’un médiateur
mais selon Marc Thiebault un autre délégué CFDT à RFI« Un
médiateur, ne ferait que faire repartir à zéro la négociation
».Nous sommes dans l'absurdité la plus totale,un syndicat qui
veut négocier un plan social inique et qui refuse la mediation
Les phrases célèbres et très vertueuses de Raphaël
Reynes !:
 Délégué syndical CFDT à
RFI
Grand reporter au service
Afrique
Chroniqueur judiciaire pendant 4
ans
Ancient présentateur des journaux
du service internationale
Il y a un
an...
"Pouzilhac est à la fois juge et partie
puisqu'il dirige l'une des trois entités. Il ne peut pas
rester à la tête de France 24 et constituer la holding en même
temps: il y a un conflit d'intérêt"
"Dépendre du Premier ministre, c'est passer
sous une tutelle politique. Notre station perdrait sa
spécificité internationale et ses garanties
d'indépendance"
13.06.2008
NOUVELOBS.COM
“Il est complètement aberrant d'imaginer qu'il
faille supprimer 115 postes de journalistes pour continuer à
faire tourner une radio internationale, une télévision
internationale et une télévision
francophone”.
Une éventuelle mutualisation des moyens “ne
doit pas passer par des suppressions de
postes”
“Il faut que les conseillers de l'Elysée et les
futurs patrons de France Monde soient conscients que nous
avons une vieille tradition de combat syndical à RFI et que
nous ne sommes pas prêts à laisser ces sociétés être
déconstruites sans qu'il y ait un vrai combat
syndical”
28.02.2008 BLOG CFDT RFI
...et
maintenant
« Pour nous, faire la grève plante la
boîte et donne des arguments à la direction
»
RUE89
28.05.2009
« Nous sommes en train de démontrer que RFI
peut s'arrêter plus d'un mois et qui cela perturbe, en dehors
des auditeurs africains ? »
OUESTFRANCE.FR
16.06.2009 |
| Repères |
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| Dans
toute guerre, il y a les individualistes, ceux qui ne se sentent pas
concernés ; il y les apeurés, qui se cachent la tête dans le sable
en attendant que passe la tempête ; il y a les opportunistes, qui
guettent le sens du vent pour savoir de quel côté se ranger ; il y a
les déserteurs et il y a… les traîtres. Ces derniers portent
l’étiquette de la CFDT.
Après que la minorité des
élus du Comité d’entreprise a voté et donc entériné vendredi 23
octobre le plan de licenciements, Alain de Pouzilhac les a
chaleureusement remerciés. Il y avait de quoi ! On venait de lui
rendre un fier service lui permettant d’annoncer une victoire à ses
commanditaires de l’Elysée qui, au bout de neuf mois de procédure,
commençaient à s’impatienter.
La CFDT-RFI, elle,
n’avait pas fait mystère des ses intentions. Dès la veille elle
avait, avec grandiloquence, sommé la direction « d’ouvrir, sans plus
tarder, la période de candidatures au départ volontaire », comme si
ce n’était le vœu le plus cher de cette dernière. Au passage, ce
syndicat se permet de qualifier la mobilisation acharnée du
personnel et la plus longue grève de l’histoire de l’audiovisuel de
« tergiversation, de temps perdu et d’énergie dépensée ».
Dans la guerre sociale
qu’il mène à RFI, Alain de Pouzilhac a donc réussi à diviser le
front syndical en y trouvant des supplétifs. Car dans toute guerre,
il y a les déserteurs et il y a… les traîtres. Ces derniers
portent aujourd’hui l’étiquette de la CFDT.
Ce syndicat a une histoire
tumultueuse à RFI. Mais dans cette histoire, il y a une constante :
la CFDT a toujours cherché par un moyen ou par un autre à être
l’interlocuteur voire le partenaire privilégié des directions
successives. Pour cela, elle s’est appuyée sur sa représentativité
et son image réformiste.
Avoir été l’interlocuteur
de Jean-Paul Cluzel pour développer le tout-info est une chose. Mais
devenir le partenaire d’Alain de Pouzilhac et de Christine Ockrent
pour accompagner le plan de licenciement est une tout autre affaire.
Pourtant, au tout début, la CFDT avait tenu des propos martiaux.
Ainsi, dès le 28 février 2008, faut-il le rappeler à nouveau, le
délégué syndical Raphaël Reynes réagissait à une fuite sur le
rapport Benamou sur le blog de la CFDT RFI, jugeant qu’il
était « complètement aberrant d’imaginer qu’il faille
supprimer 115 postes de journalistes pour continuer à faire tourner
une radio internationale, une télévision internationale et une
télévision francophone ».
Et le délégué CFDT
d’asséner cet avertissement : « Il faut que les conseillers de
l’Elysée et les futurs patrons de France Monde soient conscients que
nous avons une vieille tradition de combat syndical à RFI et que
nous ne sommes pas prêts à laisser ces sociétés être déconstruites
sans qu’il y ait un vrai combat syndical. »
Très vite les nouveaux
dirigeants de RFI vont se rendre compte que la CFDT aboie mais ne
mord pas, pour peu qu’elle reçoive la « considération » qu’elle
estime lui être due. Il est vrai que des « leaders » syndicaux qu’on
chasse par la porte mais qui reviennent par la fenêtre, qui sont
prêts à oublier le licenciement de deux de leurs adhérents éminents
: voilà qui a dû convaincre le couple Pouzilhac-Ockrent d’employer
au mieux ces bonnes volontés.
Le “vrai combat
syndical” de la CFDT sera donc ne pas participer à la mère de
toutes les batailles syndicales, en se plaçant « dans un état
d’esprit constructif, s’inscrivant dans une vision à long terme ».
Cet état d’esprit l’a amenée à valider tous les votes décisifs
confortant les volontés éradicatrices de nos patrons-voyous, que ce
soit au Comité d’entreprise ou au CHSCT.
A force de pratiquer la
cogestion, la CFDT-RFI a fini par basculer de l’autre côté du
cheval. Elle est devenue un syndicat patronal.
SNJ SNJ-CGT
CGT-SNRT FO |