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On en apprend des vertes et des pas mûres dans la
presse. Les salariés de RFI ont eu la surprise de lire le 6 octobre
une interview d’Alain de Pouzilhac aux Échos dans laquelle notre PDG
annonce une chute dramatique de l’auditoire de RFI qui aurait fondu
de 8 millions d’auditeurs en 4 ans. Le lendemain même, nouvelle
stupéfaction en lisant une nouvelle interview du PDG dans Média +,
le quotidien des professionnels des médias, où il annonce le
désengagement progressif de l’État actionnaire d’ici 2012,
c’est-à-dire la privatisation à court terme de la société. Ces deux
informations capitales n’ont jamais été communiquées au Comité
d’entreprise, ce qui constitue en soi un délit d’entrave. Une
majorité d’élus a donc décidé de convoquer un CE extraordinaire ce
16 octobre pour entendre enfin leur président. Hélas ce fut chaise
vide et huissier de justice.
Il est vrai que depuis 5 mois, Alain de Pouzilhac ne
se montre plus au CE, pas plus que son alter ego Christine Ockrent,
pourtant directrice générale de RFI. Ces oiseaux de mauvais augure
n’ont fait que quelques apparitions fantomatiques à leurs réunions
de persuasion des salariés, avec le succès que l’on connaît. À la
dernière de ces réunions, il n’y avait plus que 5 salariés pour 4
membres de la direction.
S’il est d’une extrême discrétion à RFI, Alain de
Pouzilhac l’est beaucoup moins à l’extérieur où il se répand à tort
et souvent de travers, toujours pour dénigrer ses salariés et
parfois même pour les insulter. « Les salariés de RFI sont des cons
et les syndicats sont des soviétiques. Il n’y a rien à tirer de RFI
» a dit Alain de Pouzilhac le 17 septembre. Des paroles prononcées
en privé mais qui n’ont pas tardé à parvenir sur la place publique,
sans jamais avoir été démenties par l’intéressé.
Alain de Pouzilhac n’est pas seul à jacasser de la
sorte. Sa très peu aimable moitié à la tête de RFI n’est pas en
reste pour ce qui est des cancans perfides. Côté gentillesse, elle
qualifie RFI de « radio tam-tam ». Et voici pour le versant
méchanceté : « RFI, c’est une morgue dont les cadavres ne veulent
pas quitter leurs tiroirs ».
Ce concert criard de nos oiseaux de malheur
finit par nous casser les oreilles. Qu’ils aillent donc enfin
caqueter ailleurs !
                        
EN
DIRECT DE LA REDACTION DE RFIENGREVE.INFO
La redaction de Media +tient à préciser dans une note
que il est indiqué dans l’interview de Monsieur de Pouzilhac,
Président de l’Audiovisuel Extérieur en France (cité dans le
communiqué de l'Intersyndicale de RFI et disponible
ci-dessus) , que l’A.E.F. avait entamé une politique de
réduction des coûts et avait pour objectifs de sauver 60 millions
d’euros, lesquels seraient réinvestis dans les différentes filiales.
Or, contrairement à ce qui a été mentionné, la politique de
réduction avait un objectif de 10 à 15% sur un montant global de
contrats de 60 millions d’euros. Il ne s’agit donc nullement d’une
réduction de 60 millions d’euros comme indiqué. D’autre part, il est
écrit que «le but est à terme – d’ici 2012 – de voir l’Etat
actionnaire se désengager progressivement». Or, Monsieur de
Pouzilhac n’a pas tenu de tels propos. Il n’est en effet pas
question de désengagement de l’Etat actionnaire mais du
développement des ressources propres qui pourraient d’ici 2013 se
substituer à l’effort supplémentaire consenti par l’Etat pour les
prochaines années.
L'intégralité de l'interview revue et
corrigée,réalisé par la rédaction de Media+ avec Alain de Pouzilhac
sera publié dans les prochaines heures sur
RFIENGREVE.INFO |