Un an et demi après sa création, la holding Audiovisuel
Extérieur de la France (AEF) a fait ce mardi, à l'occasion du Marché
international des programmes (Mipcom) à Cannes, un point sur les
premières synergies dégagées entre ses différentes chaînes :
France24, RFI et TV5.
Côté
programmes, le bilan du rapprochement de TV5, France 24 et RFI, sous
le pavillon commun de la holding Audiovisuel extérieur de la France,
est modeste avec seulement une poignée d’émissions communes. "Il
n’est pas question de fusionner les rédactions, cela n’aurait aucun
sens", a prévenu Christine Ockrent, directrice générale de l’AEF.
Seule exception : les rédactions arabophones de France 24 et Monte
Carlo Doualiya (radio qui émet sur le Proche et Moyen Orient)
formeront "une seule équipe à terme". Pour l’heure, un rapport
commandé par le comité d’hygiène et de sécurité de MC Doualiya, a
estimé que les synergies se faisaient de façon déséquilibrée, au
détriment de la radio.
Les synergies semblent plus nombreuses dans les fonctions
support. La holding est en train de choisir une régie publicitaire
commune à France 24 et RFI. Celle-ci sera soit interne, soit
externe. Dans ce cas, deux candidats sont en lice : Lagardère et
France Télévisions (qui gère déjà la régie de TV5). Les recettes
publicitaires s’élèvent aujourd’hui à 5,5 millions d’euros, mais
l’objectif est de les porter (en incluant les produits dérivés) à 10
millions en 2010 et deux fois plus en 2012. Le plan de réduction de
coûts dans les achats (satellite, abonnements AFP…) a pour objectif
d’économiser 6 à 9 millions d’euros la première année. France 24 et
RFI vont être rassemblées sur un site unique d’ici le premier
trimestre 2011. RFI devait de toutes façons quitter la Maison de la
Radio en raison des travaux en cours, et la holding songe à
l’installer à côté de France 24, à Issy-les-Moulineaux (92).
A RFI, la direction exclut de reprendre à zéro le plan social
(206 suppressions de postes) suspendu par la Cour d’appel. Elle veut
le poursuivre en intégrant les demandes de la justice, afin de
consulter le comité d’entreprise "d’ici 10 à 15 jours" et l’achever
"avant la fin de l’année".
SOURCE:LA
TRIBUNE.FR