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Le
secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, juge
"inacceptable qu'une entreprise publique puisse s'obstiner à imposer
un plan social" visant à supprimer un emploi sur cinq à Radio France
Internationale (RFI), dans un communiqué publié samedi.
La confédération syndicale réclame "la
nomination rapide d'un médiateur afin de renouer le dialogue social
au sein de l'audiovisuel extérieur de la France".
Elle réitère son "appui total aux personnels de RFI
dans le combat légitime qu'ils mènent depuis le 12 mai 2009 pour la
défense de leur emploi".
Son leader, Jean-Claude Mailly, estime "inacceptable
qu'une entreprise publique puisse s'obstiner à imposer un plan
social qui se traduirait par 206 suppressions de postes sur un
millier, avec des licenciements secs à la clé".
Saisie par le comité d'entreprise de RFI, la cour
d'appel de Paris a suspendu lundi dernier le plan social prévoyant
206 suppressions d'emplois sur environ un millier, soit 22% des
effectifs, annoncé en janvier par la direction.
Elle a estimé que ce plan, à l'origine de la plus
longue grève dans l'histoire de l'audiovisuel public français depuis
1968, était "entaché d'irrégularités".
La cour a notamment jugé insuffisantes les
propositions de reclassement et demandé à la direction de RFI de
supprimer la distinction entre journalistes de langue française et
les autres.
L'intersyndicale (SNJ, FO, SNRT-CGT et SNJ-CGT) de la
station demande que ce plan social, qui prévoit des licenciements
contraints, soit transformé en plan de départs volontaires. Elle a
demandé en vain une médiation auprès des pouvoirs
publics.
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