Dernière mise à jour le 03/10/2009 à 21h21 TU | AVEC INTERSYNDICALE RFI                                                                           Bookmark and Share
Chroniques de la guerre sociale à RFI | Chapitre 2

CHAPITRE 2  :  Comment on nous parle !

Lundi 28 Septembre, moins d’une heure après l’arrêt de la cour d’appel de Paris, la direction publie un tract victorieux et Geneviève Goetzinger se répand dans la presse pour évoquer les « deux ou trois coups de Tipp-ex nécessaires » pour mettre en conformité le plan social prévu à RFI avec le code du travail français . Evoquer Tipp-Ex, le correcteur ultime,  c’est ringard à l’heure de la modernité à RFI. C’est faire preuve d’une totale indifférence et d’une légèreté coupable quand il s’agit de décider du sort de 206 salariés. La direction sait très bien qu’il lui faut revoir totalement sa copie. Tenir d’autres propos relève du mensonge.

Lundi soir,  Isabelle Poiraudeau la directrice de l’info prend la plume pour guider la main des présentateurs et rédige la version « officielle » sur l’arrêt de la Cour d’appel qu’elle envoie aux chefs de service, en signalant que ce texte peut servir de base pour tout traitement à l’antenne. Le texte est aussi publié sur le site de rfi, sans signature. Notre directrice de l’info confond traitement de l’information et propagande. Où est passé l’indépendance éditoriale ?

Mardi, les cadres sont « invités » par la direction à une séance d’explication de texte.  La directrice déléguée agite la menace de l’étranger. Elle évoque  un arrêt qui « ne sera pas forcément favorable aux salaires »  et déplore – pour respecter les critères -  devoir se séparer d’un Français jeune et sans enfants pour garder un  étranger vieux et avec enfants. Apparemment madame Geneviève Goetzinger regrette d’appliquer le droit et de ne pas pouvoir choisir ceux qui partent !

Mercredi, 13 salariés CDI obtiennent aux prud’hommes la reconnaissance de leur ancienneté à la date de leur première collaboration dans l’entreprise. La direction est condamnée lourdement, à payer plus de 300 000 euros aux salariés. Ca va peut-être donner des idées à certains, à moins que la direction se décide d’elle-même à régulariser l’ensemble des salariés dans une situation similaire.

Jeudi, les délégués syndicaux participent à une réunion de cadrage sur la renégociation de la convention collective en présence de la DRH de l’AEF, madame N’Guyen alors que ces négociations ne concernent que l’entreprise RFI. Les syndicats ont alors demandé de bénéficier d’experts extérieurs à l’entreprise au même titre que la direction. Celle-ci embarrassée par la requête a suspendu la séance d’une semaine. Encore une fois, le dialogue et la négociation attendront.

Vendredi, rien ! Pas besoin de Tipp-ex pour nos dirigeants. Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent sont restés invisibles. La direction n’a toujours pas pris le soin de rencontrer les syndicats pour négocier la fin du conflit !

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