Dernière mise à jour le 11/09/2009 à 21h40 TU | AVEC HUMANITE.FR PAR MAUD DUGRAND | PHOTO : LIBERATION.FR
Bookmark and Share
REPORTAGE:La direction de RFI ne lâche rien

« Le dossier est important, vous allez rencontrer cet après-midi mon directeur de cabinet et je reviendrai ensuite vers vous. » Intercepté mercredi 9 septembre alors qu’il allait déjeuner avec Jean-Luc Hees, président de Radio France, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand semblait ne pas être tellement au fait de la crise que traverse RFI. Il a même demandé à lire un tract… Les grévistes ont pourtant plusieurs fois tenté de le rencontrer, ils ont même remis un film au ministère la semaine dernière, film qui retrace une partie de la plus longue grève de l’histoire de l’audiovisuel.

Mais dans l’après-midi de mercredi, c’est finalement le directeur adjoint du cabinet de Frédéric Mitterrand, Mathieu Gallet, qui a reçu une délégation. Qui s’est dite « écoeurée » après plus d’une heure d’entretien. « Le ministère appuie la direction de RFI en rappelant que les licenciements contraints étaient nécessaires », selon Françoise Delignon du SNRT-CGT. Sous la menace d’un plan social qui prévoit la suppression de 206 postes, l’intersyndicale réclame un plan de départs volontaires, ce que la direction rejette en bloc depuis le début du conflit. Dénonçant l’absence de dialogue avec Alain de Pouzilhac, PDG de l’Audiovisuel extérieur de la France dont fait également partie RFI et Christine Ockrent, DG de l’AEF, les grévistes ne lâchent pas l’affaire pour autant. De 10 heures du matin mercredi à 2 heures du matin jeudi, aucun journal en français n’a été diffusé sur l’antenne de RFI.

La direction semble avoir calmé ses velléités de casser la grève après qu’une centaine de journalistes ont décidé de cesser le travail vendredi dernier pour « protester contre les méthodes inadmissibles de la direction de RFI qui remplace des salariés grévistes par des salariés non grévistes, ce que nous considérons comme une atteinte grave au droit de grève ». Dans le Figaro daté d’hier, Christine Ockrent déclarait « espérer » pour sa part « que RFI puisse se remettre au travail. RFI est une grande radio avec 35,6 millions d’auditeurs. Malheureusement, son audience s’érode et la radio a accumulé les déficits. (…) Il faut relancer RFI, mais pour cela, il faut pouvoir la remettre à zéro. (…) Le service public ne consiste pas à prendre en otages les auditeurs ». On le voit bien et le Figaro l’écrit d’ailleurs noir sur blanc, la grève à RFI « contrarie » les plans des directeurs de l’AEF qui n’ont d’yeux que pour France 24, la chaîne d’information internationale mem-  bre de la holding AEF au côté de TV5 Monde. Étrange de ne pas s’appuyer sur l’histoire et le savoir-faire de RFI pour développer ce projet. La direction préférant donner « l’illusion de dialogue, précise le producteur à RFI, Pascal Paradou, du SNJ. Avant l’été, en neuf semaines de grèves, nous avons eu cinq réunions avec la direction dans le cadre du préavis de grève. Ce n’est même pas une réunion par semaine. Cela ne s’appelle pas du dialogue social ». Les grévistes réclament toujours la nomination d’un médiateur ! En attendant Frédéric Mitterrand.

Bookmark and Share


Outil de chat


Mentions légales
Ce site, ci-après dénommé "rfi en greve";, est édité à titre bénévole par des particuliers depuis l'Italie Pour contacter l'équipe du site, cliquez sur le lien "Nous contacter". Ce site n'a aucun but commercial, il est dédié pour defendre Radiofrance internationale. Si vous souhaitez qu'un contenu soit retiré du site, ou pour toute autre requête, merci de nous contacter. Tous les contenus proposés ici sont fournis à titre informatif.Les logos de marques RFI,France 24 et TV5Monde appartiennent à leurs propriétaires respectifs:RFI,FRANCE24,TV5MONDE et Audiovisuel Exterieur de la France.Ce site internet n'est pas liée aux sociétés citées ci-dessus.