Près d'une trentaine de journalistes de la
chaîne d'information France 24, dont une douzaine de journalistes
anglo-saxons, ont fait jouer la "clause de cession" et quitté la chaîne au
cours des derniers mois, a-t-on appris vendredi auprès de la CGT et de la
direction.
Selon la direction, ces journalistes ont pu
faire jouer la clause de cession à la suite de la création de la holding
publique Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui regroupe France 24,
Radio France Internationale (RFI) et les parts françaises de la chaîne
francophone TV5Monde.
Cependant, selon la CGT (journalistes et
techniciens), "l'une des raisons essentielles aux départs de la douzaine
d'anglo-saxons reste le conflit d'intérêt entre notre dirigeante (ndlr: la
directrice générale de la chaîne Christine Ockrent) et son compagnon, le
ministre des Affaires étrangères (ndlr, Bernard Kouchner)".
La direction de France 24, destinée à
l'étranger, fait valoir de son côté que la chaîne n'est pas placée sous la
tutelle du ministère des Affaires étrangères, mais de la Direction du
développement des médias (DDM), qui dépend elle-même du Premier ministre
François Fillon.
Pour la CGT, "l'hémorragie est due à deux
autres facteurs importants: la difficulté de tourner sur des planning qui
couvrent une antenne 24 heures sur 24 et les remplacements systématiques,
sans donner de contrepartie salariale allant avec la fonction".
De son côté, la direction souligne que les
effectifs de la chaîne s'élèvent actuellement à 280 journalistes et que
des embauches ont "en gros" compensé les départs.

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