Ce n’est pas la
grève sauvage du printemps. Mais tout de même, la trêve aura été de courte
durée et nous craignons la permanence lugubre et pour plus longtemps de la
formule : « en raison d’un mot d’ordre de grève…‘’ Nos programmes favoris
en Afrique sont relativement épargnés, mais bon, nous on aime aussi suivre
l’actualité en France et dans le monde et nos postes télé sont encore trop
lourds pour les trimballer.
RFI est donc notre principal pont non seulement
sur l’Afrique, mais sur le monde. Et visiblement, l’Etat français s’en bat
l’œil. Est-ce pourtant difficile de comprendre que la grève de RFI est à
ses millions auditeurs dans le monde ce qu’est en France une grève de la
Sncf et de la Ratp réunies. Celles-ci, qui d’autre les emprunte à
part les résidents en Hexagone ? Contrairement à Rfi, car le jingle de Rfi
c’’est la sonnerie de nos téléphones, de nos réveils, Rfi est dans nos
voitures, Rfi est dans nos chambres. N’en déplaise à ce PDG de Radio
France au nom imprononçable, sans doute un agent exfiltré de la BBC, payé
par la France pour travailler pour ces perfides Anglais.
En tout cas, il aura mérité d’être actuellement
le Français le moins aimé hors de France. Le paradoxe, nous dit-on, est
que Rfi ne dit rien aux Français de l’intérieur. Oui mais, la France ce
n’est pas aussi son rapport au reste du monde ? Et Rfi n’est -elle pas son
ambassadeur le plus respecté dans le monde ? Ceci dit, sans mépris aucun
pour les chancelleries bleu-blanc-rouge où en général, les Africains
n’entrent que pour aller chercher un visa qui leur est d’ailleurs de plus
en plus refusé.
Mais, bon sang qu’on nous dise ce que vaudra
l’économie réalisée sur le projet d’extinction de « la voix de la France
». Si ce n’est pas aussi coûteux que les bonus contre lesquels Sarko peste
sans y pouvoir grand-chose, c’est sûr que les auditeurs, en Afrique,
pourraient mettre la main à la poche. Le seul résultat qui
vaille étant que Rfi reste « ici et ailleurs » !
