Une série
de réunions du CHSCT à commencé ce lundi avec pour ordre du jour l’examen
des conditions de travail après les licenciements. Que se passera-t-il le
jour d’après ? Comment nos missions d’information pourront continuer
d’être assurées avec un quart de salariés en moins ? Pour l’instant, ces
redoutables questions n’ont pas reçu de réponses concrètes. Et pour cause
: il faut cuire le mouton à petit feu sans qu’il s’en aperçoive. Or faire
apparaitre au grand jour l’inévitable dégradation des conditions de
travail risquerait de mobiliser ceux qui ne se sentent pas concernés par
les licenciements.
Aujourd’hui, les quelques indications dont nous
disposons déjà laissent apparaitre un avenir des plus sombres :
Il est acquis que la charge de travail globale
ne diminuera pas. Elle sera simplement répartie sur moins de salariés, ce
qui mécaniquement augmentera de façon importante la quantité de travail
per capita.
Les CET ne sont plus remplacés.
Concernant les vacances, la direction veut au
minimum supprimer les 3 semaines de congés divers des journalistes.
Les nouveaux rythmes et horaires de travail
remettent en question l’accord sur les 35 heures. Cet accord comme tous
les accords d’entreprise, doit être renégocié suite à la mise en cause des
conventions collectives.
Le rythme en 4/5/5 est progressivement
abandonné. Il semble qu’à terme il ne restera plus qu’un seul rythme de
travail pour tous : le 5/2 sur 7 jour (c’est-à-dire sans RTT).
Concernant les statuts des personnels : les
négociations sur les conventions collectives doivent commencer très
rapidement.
Un déménagement est annoncé pour fin 2010 en
banlieue, ce qui rallongera considérablement les temps de transports.
Au cours de leur réunion de persuasion, nos
dirigeants prétendent « ramener la joie de vivre à RFI » en faisant appel
à la « générosité » des salariés. En fait c’est un avenir de
cauchemar qui se profile à un horizon très proche. Se mobiliser
aujourd’hui contre les licenciements, c’est aussi se mobiliser pour les
conditions de travail de ceux qui restent.
