Une fois encore, c'est de la poudre aux yeux et de l’intimidation. Par
petits groupes, l’ensemble des salariés est sommé d’aller écouter les
bonnes paroles du PDG. On jouera aux questions et aux réponses. Pourquoi
pas au chat et à la souris ? Devinez qui est le chat et qui sont les
souris !
C’est la troisième fois qu’on nous fait le coup. Il
y a d’abord eu les réunions planifiées par Christine Ockrent à son arrivée
qui n'ont été qu'un jeu de dupes. Puis, les petits déjeuners organisés par
Alain de Pouzilhac pour tenter de convaincre du bien-fondé de son action.
Les deux mois de grève ont montré à quel point ces
initiatives ont échoué, à quel point Pouzilhac et Ockrent sont des
dirigeants indignes.
Alors, une fois encore, Alain de
Pouzilhac essaie de nous vendre ses savonnettes. Mais ce n'est que de
"l'esbrouffe communicationnelle". Comment croire à un dialogue ouvert et
constructif avec la Direction alors que pendant les longues semaines de
grève, elle s’est refusée à un dialogue digne de ce nom ? La Direction a
manifesté trop de mépris à l'égard de ses personnels pour espérer
maintenant les séduire avec quelques réunions bidon.
Ces
réunions de rentrée viennent clore (provisoirement sans doute) une
campagne de communication destinée à « reprendre en main », par
l’intimidation, les salariés. Il y eu ce mémo sur « L’exercice du droit de
grève », dans le chapitre « Finie la rigolade ». Il y a eu aussi ce
communiqué interne signé AEF/F24-RFI-RMC Doualiya, intitulé « La direction
réagit aux tracts anonymes »… Un communiqué dont pas grand monde n’a
compris l’objet, et pour cause. Quels tracts anonymes ? Quelles plaintes ?
En réalité, le but de cette communication est de créer un climat de
crainte et de défiance (« plaintes », « police »…on se croirait dans un
mauvais polar !) L’appel à la délation qui clôt le communiqué, avec
le numéro de téléphone ad-hoc, est également indigne !
Est-ce là la
nouvelle culture d’entreprise estampillée AEF ?
Le petit
lexique de notre direction s’arrête à la lettre C comme Communication, et
de la pire espère. Il ne va pas jusqu’à la lettre D comme Dialogue.
Les organisations syndicales signataires de ce tract appellent donc
les salariés de RFI à la vigilance. Ne soyons pas dupes. Derrière le
sourire de ces messieurs-dames, il y a une hache.
POUR DECIDER DES SUITES DU MOUVEMENT :
ASSEMBLEE GENERALE, 1er
SEPTEMBRE 2009, 13h
Le 26 août 2009, l’intersyndicale SNJ, FO, SNJ-CGT,
SNRT-CGT