Communiqué publié par l’intersyndicale (CGT-FO-SNJ) à l’issue de la
réunion avec la direction mardi après-midi :
Alors que le PDG devait donner ce mardi 2 juin, une réponse à
l’intersyndicale sur ses revendications présentées en fin de semaine
dernière, pour sortir du conflit, la direction nous a présenté comme un
vieux disque rayé son plan social, soit :
- Un accord relatif au volontariat négocié
avec la CFDT, qui est un des chapitres du plan social.
- Une feuille intitulée « projet de
protocole de fin de grève » digne d’un très mauvais papier de
synthèse, dans lequel il est dit que « la direction a rencontré à
plusieurs reprises les syndicats, que les syndicats cherchent à éviter les
licenciements et que la direction réaffirme la nécessité de réformer
RFI ». Ce texte reprend ensuite les points du plan social. Rien sur
le reclassement, rien à négocier sur le volontariat. Aucune perspective
pour sauver l’emploi. Et pas un mot sur les conditions de travail
futures.
Ce que l’on attendait c’est un texte sérieux, chiffré dans lequel
les deux parties se mettent d’accord pour qu’il n’y ait aucun licenciement
contraint.
Les salariés de RFI n’ont pas fait trois
semaines de grève pour que l’intersyndicale négocie le plan social qui est
toujours par ailleurs suspendu par la Cour d’appel.
En pleine réunion de négociations, pendant une
interruption de séance, le président envoie un communiqué au personnel où
il affirme qu’il n’y a rien à négocier et qu’il ne veut « pas croire
à des mirages ». Est-ce que la sauvegarde de l’emploi est un mirage
ou une priorité gouvernementale ?
Pas de surprise dans la communication du président. Il met une fois de
plus l’intersyndicale au pied du mur en choisissant de négocier avec
certains syndicats (minoritaires) et de signer avec eux un accord parce
qu’ils acceptent de négocier le plan social.
Les dirigeants de RFI mettent tout leur poids dans la balance
pour faire passer en force leur plan social nous laissant d’autre
choix que de nous adresser à l’Elysée et de réitérer notre demande de
médiateur. Il faut maintenant que l’Etat agisse pour sortir
l’entreprise de la « crise » dans laquelle l’actuelle direction
l’a plongée et dont elle est pleinement responsable.
Paris, le 2 juin 2009