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Tandis que la grève qui perturbe les programmes de RFI est
entrée dans sa cinquième semaine, la CFDT, le syndicat non gréviste, a
achevé la négociation d'un plan de départ volontaire qui sera présenté en
comité d'entreprise lundi 15 juin. Cet accord est pour l'instant tenu
secret par la direction de RFI, afin de ne pas commettre le délit
d'entrave. Ce plan de départ volontaire a vocation à atténuer le plan
social (206 postes supprimés sur 1.000) décidé par la direction, et n'a
pas besoin de l'approbation du comité d'entreprise dans la mesure où il
est signé par un syndicat représentatif.
Selon les chiffres en
notre possession (issus des élections de 2007), la CFDT a 11 élus au
comité d'entreprise de RFI contre 6 pour la CGT, 5 pour FO et 4 pour le
SNJ. Ces trois dernières organisations, regroupées en intersyndicale,
défendent une position radicalement contraire : elles exigent de la
direction le retrait pur et simple du plan social. C'est à ce titre
qu'elles refusent pour l'instant d'entrer en négociation.
Une
grève de 59 minutes par jour
Les personnels se sont organisés pour
faire durer cette grève. Les grévistes ne cessent le travail qu'une heure
par jour (en fait, 59 minutes) de manière à atténuer les retenues sur
salaire. Les personnels grévistes se cantonnent essentiellement aux
techniciens, lesquels se passent le relais. Si bien qu'en établissant un
roulement de 15 à 16 grévistes par jour, l'antenne de RFI est paralysée
environ 60 % du temps. Le taux de gréviste oscille donc entre 2,6 % et 3 %
des effectifs. À la place des émissions, RFI diffuse un fil musical.
Les journalistes de RFI ont toutefois diffusé une grosse tranche
d'information de 3 h 30 à l'occasion de la mort d'Omar Bongo, suivie d'une
heure d'interactivité avec les auditeurs. Les auditeurs africains de RFI
ont donc pu entendre les témoignages des présidents Denis Sassou N'Guesso
(Congo), Idriss Deby (Tchad), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire)... Les
correspondants permanents de RFI en Afrique, eux, ne sont pas en grève.
"En fait, tout le monde travaille à la rédaction, mais personne n'est
certain que son travail sera mis à l'antenne", précise Geneviève
Goetzinger, directrice déléguée de RFI.
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