Dernière mise à jour le 26/05/2009 à 18h00TU | Par Emmanuel Berretta sur LePoint.fr
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QUINZE JOURS DE GRÈVE - À RFI, pas de son mais du boucan !

RFI entame sa troisième semaine de grève, tandis que le pdg Alain de Pouzilhac est interpellé par la CGT, le SNJ et FO sur sa "désertion". Le mouvement de grève ne dépasse pas 2,8 % du personnel. Ce sont une quinzaine de salariés (essentiellement des techniciens) qui bloquent l'antenne depuis le 12 mai. Les syndicats contestent le plan social de la direction qui prévoit le départ de 206 personnes (sur 1.000 salariés), du fait de la fermeture de six langues, principalement européennes.

En fait, Alain de Pouzilhac a reçu les syndicats lundi 25 mai et les a invités à revenir à la table des négociations, où Geneviève Goetzinger, directrice déléguée, est chargée de le représenter. Une réunion était programmée cet après-midi, à 15 heures. L'intersyndicale (CGT, SNJ et FO) s'y est rendue et, constatant l'absence d'Alain de Pouzilhac, a refusé d'entamer le dialogue avec sa représentante. "C'est lui qui est à même de répondre aux propositions concrètes de l'intersyndicale pour sortir du conflit. C'est encore lui qui peut garantir l'avenir de la radio au sein de l'Audiovisuel extérieur de la France", indique l'intersyndicale pour justifier son refus de tout autre interlocuteur. Toutefois, le front syndical s'est divisé. La CFDT (majoritaire chez les techniciens et personnels administratifs) et la CGC ont accepté de discuter d'un plan de départs volontaires.

Pour la CFDT : 100.000 euros d'indemnités pour 25 ans d'ancienneté

À ce stade, la CFDT réclame des conditions de départs volontaires qui n'ont pas été acceptées : les plus anciens salariés de RFI voudraient partir avec 36 mois de salaire minimum. La CFDT souhaiterait également que la direction améliore la prime à la création d'entreprise (de 10.000 à 20.000 euros selon le business plan proposé par le candidat au départ). Elle souhaiterait permettre aux salariés quinquagénaires le rachat de trimestres pour partir à la retraire plus tôt. Enfin, la centrale estime que tout candidat au départ volontaire devrait bénéficier d'une indemnité plancher (de 100.000 euros pour les salariés ayant plus de 25 années d'ancienneté à 30.000 euros pour les salariés ayant passé moins de 10 ans à RFI). Un nouveau round de négociation est prévu pour vendredi 29 mai.

Alain de Pouzilhac présidera, quant à lui, le comité d'entreprise jeudi 28 mai à 9 h 30. Un rendez-vous important, car, conformément à une décision de la cour d'appel de Paris, il informera les représentants des personnels de l'avancée des négociations entre l'État et RFI sur le contrat d'objectifs et de moyens et de la place de RFI dans le holding AEF (Audiovisuel extérieur de la France) qui coiffe désormais la station et France 24, son pendant télévisé.

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