L'intersyndicale de la chaîne
France 24 (CFDT, CGC, SNJ, CFTC, SNJ-CGT, SNRT-CGT) a apporté son soutien
lundi, dans un communiqué, aux salariés de la radio RFI qui s'opposent au
plan de départ annoncé par la direction.
"Personne à France 24 ne se réjouit du plan social drastique auquel RFI
est confrontée, en particulier parce que de nombreux journalistes et
techniciens de France 24 sont passés par la radio multilingue", écrit
l'intersyndicale.
Les élus et représentants syndicaux de
France 24 "répètent leur souhait que la direction de l'Audiovisuel
extérieur de la France (AEF) prenne l'engagement de reclasser les salariés
licenciés de RFI au sein de la rédaction de France 24 à chaque fois qu'il
est possible".
Radio publique destinée aux auditeurs de l'étranger, RFI est sous le
coup d'un plan de réduction des effectifs annoncé par la direction, qui
concerne 206 postes et s'accompagne d'une réduction du nombre des
rédactions en langue qui passeraient de 19 à 13 ((suppression de
l'allemand, de l'albanais, du polonais, du serbo-croate, du turc et du
laotien).
La radio était perturbée depuis le 12 mai par l'une des plus longues
grèves de son existence, observée par une partie du personnel pour
s'opposer à ce plan. Le mouvement a été suspendu jusqu'au début du mois de
septembre.
Pour justifier son plan, la direction de RFI invoque les difficultés
financières de la station. Mais, selon les syndicats grévistes de RFI, le
plan social est lié à la mise en place de la holding AEF, qui regroupe
depuis le 5 juin RFI, France 24, et la participation de la France dans la
télévision TV5Monde.
Intégralité du
communiqué de l'intersyndicale de FRANCE 24
Les difficultés que rencontre RFI à l’occasion de son intégration
dans l’Audiovisuel Extérieur de la France ne laissent aucun des salariés
de France 24 indifférent.
Personne à France 24 ne se réjouit du plan social drastique auquel
RFI est confrontée – en particulier parce que de nombreux journalistes et
techniciens de France 24 sont passés par la radio multilingue.
Si l’avenir de France 24 au sein de l’AEF ne semble pas menacé dans
l’immédiat, rien, dans les conditions économiques actuelles, ne garantit
sa pérennité. Aucun des salariés de France 24 n’ignore ce fait et tous se
sentent concernés par le combat de RFI.
Les élus et représentants syndicaux de France 24 répètent leur
souhait que la direction de l’AEF prenne l’engagement de reclasser les
salariés licenciés de RFI au sein de la rédaction de France 24 à chaque
fois qu’il l’est possible.
Les élus et représentants syndicaux de France 24 renouvellent leur
soutien à leurs confrères de RFI.