Dernière mise à jour le 05/06/2009 à 17h58 TU | AVEC LA REDACTION
Bookmark and Share
La grève se poursuit à RFI, désormais formellement filiale d'AEF

La grève déclenchée le 12 mai par les syndicats SNJ, FO, SNRT-CGT et SNJ-CGT à Radio France Internationale (RFI) se poursuivait vendredi alors que cette radio publique est désormais formellement intégrée à la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) à la suite d'un renouvellement du conseil d'administration.

"La grève continue de perturber l'antenne", a indiqué à l'AFP la directrice déléguée Geneviève Goëtzinger, après une réunion vendredi du nouveau conseil d'administration de RFI, désormais filiale à 100% d'AEF. Fort de dix membres, le nouveau conseil ne diffère du précédent que par le nombre de représentants du personnel, qui passe de deux à trois.Pour l’heure, c’est le dialogue de sourd entre les deux parties. Quoi qu’il arrive, l’intersyndicale (FO, SNJ, CGT) a prévenu qu’elle n'accepterait aucun licenciement sec. Mais, pour la directrice déléguée de RFI, Geneviève Goetzinger, «on ne peut pas s'engager à ce qu'il y ait zéro licenciement contraint car il n'est pas sûr qu'on trouve 206 candidats au départ».

«Plutôt que d’ouvrir de vraies discussions avec les syndicats à l’origine de la mobilisation, la direction de la station a choisi de mépriser le mouvement, en diffusant beaucoup moins souvent que d’ordinaire les messages d’annonce de la grève à l'antenne sous le curieux prétexte de problèmes techniques, quitte à laisser dans l’ignorance les millions d’auditeurs, ensuite en fustigeant un mouvement "minoritaire", enfin en décidant de discuter avec deux organisations, la CFDT et la CGC) qui préfèrent accompagner le plan social», résume Patrice Chevalier, délégué syndical FO, dont l’organisation dirige le CE.

Selon la direction, un protocole de sortie de grève a été soumis aux syndicats et la direction attend leurs propositions.Un projet d’accord qui «sera soumis, avant signature, au Comité d’Entreprise du 9 juin».

Les syndicats en grève s'opposent à un plan de départ qui porte sur 206 personnes, estimant que certains de ces départs seront "contraints", et dénonce la fermeture de six rédactions de langues étrangères (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien).

Malgré une décision de justice qui a suspendu le 12 mai la procédure pour défaut d’information et consultation du CE, la direction n’a toujours pas fourni tous les documents nécessaires à l’appréciation du plan social par les représentants des salariés. Il manque notamment ceux relatifs à la mise en place de la holding Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) devant officiellement chapeauter RFI, France 24 et TV5 Monde à partir du 5 juin.

«Après la dernière réunion du CE, nous ne savons toujours pas quelle sera la répartition du budget dans l'AEF entre les différentes entités. Nous sommes dans le flou total quant à notre avenir, étant donné que nos dirigeants refusent toujours de nous fournir les termes du contrat d'objectif et de moyens (COM) négocié entre l'AEF et l'Etat», souligne Patrice Chevalier .

Les grévistes, qui souhaitent la médiation du président Nicolas Sarkozy, ont par ailleurs écrit au conseiller social du président Raymond Soubie, pour qu'une délégation soit reçue à l'Elysée. Les syndicats SNRT-CGT (techniciens) et SNJ-CGT (journalistes) de l'audiovisuel public ont indiqué vendredi dans un communiqué qu'ils "appuient la demande de l'intersyndicale".

Le refus de communiquer ces informations conforte chaque jour un peu plus les syndicats dans l’idée que le plan social est lié aux éventuelles synergies de personnel attendues par le président de la holding, Alain de Pouzilhac, et non aux difficultés financières ou encore à la prétendue faible audience avancées par la direction. «Le but de l’opération est de redimensionner les effectifs de l’AEF en faisant porter l’effort à RFI (46 millions d’auditeurs réguliers) plutôt qu’à la chaîne de télé France 24 (950.000 spectateurs) Cherchez l’erreur !», fulmine FO.

Enfin, les syndicats SNJ, FO, SNRT-CGT et SNJ-CGT de RFI dénoncent vendredi dans un communiqué commun la décision de la direction de RFI et de son PDG Alain de Pouzilhac de recourir à une agence de communication extérieure, Image 7, engageant ainsi des dépenses inutiles alors que RFI dispose en interne de sa propre direction de la communication.

Bookmark and Share


Outil de chat


Mentions légales
Ce site, ci-après dénommé "rfi en greve";, est édité à titre bénévole par des particuliers depuis l'Italie Pour contacter l'équipe du site, cliquez sur le lien "Nous contacter". Ce site n'a aucun but commercial, il est dédié pour defendre Radiofrance internationale. Si vous souhaitez qu'un contenu soit retiré du site, ou pour toute autre requête, merci de nous contacter. Tous les contenus proposés ici sont fournis à titre informatif.Les logos de marques RFI,France 24 et TV5Monde appartiennent à leurs propriétaires respectifs:RFI,FRANCE24,TV5MONDE et Audiovisuel Exterieur de la France.Ce site internet n'est pas liée aux sociétés citées ci-dessus.