|
Christine Ockrent est née à
Bruxelles le 24 avril 1944. Exerçant en France, elle a été la
premiere femme,à présenter régulièrement le Journal de 20
heures, et dirigeante de L'Express, avant de présenter des
émissions politiques sur France 3, puis d'être, depuis le 20
février 2008, directrice générale de l'AEF.
Fille de diplomate belge Roger Ockrent ancien chef de
Cabinet du Premier ministre Paul-Henri Spaak, puis directeur
de l'Administration belge de Coopération économique pour le
Plan Marshall, et ambassadeur de Belgique auprès de
l'OCDE,Christine Ockrent partage sa vie avec Bernard Kouchner,
actuel ministre des Affaires étrangères, avec lequel elle a un
fils né en 1986.
Installée en France après la nomination de son père à
l'OCDE, Christine Ockrent suit les cours du collège Sévigné de
Paris, puis est diplômée de l'Institut d'études politiques de
Paris en 1965 (section relations internationales) et étudie à
l'Université de Cambridge.
Après un stage au Bureau d'information des Communautés
économiques européennes en 1965 et 1966, elle se lance dans
une carrière de journaliste au sein de l'unité européenne de
documentaires d'actualités de NBC News entre 1967 et 1968.
Elle collabore au célèbre magazine de CBS, 60 Minutes entre
1968 et 1976 comme réalisatrice et journaliste au bureau
londonien de l'émission, et est correspondante pour la même
chaine de 1976 à 1977.
Elle travaille ensuite comme journaliste et réalisatrice au
magazine Vendredi sur FR3 et à l'émission 20/20 sur ABC News.
Pour la chaine française en 1979, elle décroche un scoop en
interviewant dans sa cellule Amir Abbas Hoveida, ancien
premier ministre du Chah d'Iran, destitué lors de la
Révolution islamique. L'orientation des questions et la
rigueur du ton adopté par Christine Ockrent suscite une vive
controverse au sein du monde du journalisme, au vu de la
situation de l'ancien dirigeant iranien, exécuté le
surlendemain d'une balle dans la nuque à l'issue d'un procès
expéditif mené par l'ayatollah Sadeq Khalkhali.
De retour en France en 1980, elle intègre la rédaction
d'Europe 1 et se voit confier la charge du journal de 8
heures. Puis le 2 en octobre 1981 elle est embauchée par le
nouveau président d'Antenne 2, Pierre Desgraupes, qui la
désigne pour présenter le journal télévisé de 20 heures en
alternance avec Patrick Poivre d'Arvor, avec la charge de
rédactrice en chef adjointe puis rédactrice en chef déléguée.
Elle est alors la première femme à présenter régulièrement un
journal télévisé de 20 heures en France et reçoit le surnom de
« reine Christine ». Elle s'y maintient jusqu'en juin 1985 où
elle rejoint RTL comme rédactrice en chef et éditorialiste,
puis de TF1 privatisée en mai 1987 en qualité de directrice
adjointe, et pour laquelle elle anime Le Monde en face.
Lorsqu'elle retrouve la présentation du journal de 20
heures d'Antenne 2 en septembre 1988, une polémique éclate à
propos de son salaire.Elle produit et présente ensuite pour la
chaine publique le magazine Carnets de route en 1990, la série
Qu'avez-vous fait de vos 20 ans ?, entre 1990 et 1992, et le
magazine bimensuel Direct, en 1991 et 1992, tout en tenant une
chronique hebdomadaire, Portrait au laser puis Portraits, sur
l'antenne de France-Inter de 1991 à 1994.
À partir de 1992, elle intègre France 3 pour présenter des
émissions politiques et d'information : outre le Soir 3, de
septembre 1992 à juillet 1994, elle a été à la tête de À la
une sur la 3 (1992-1994), Dimanche soir (1994-1998) avec avec
les journalistes Serge July et Philippe Alexandre, Passions de
jeunesse (1993-1995), Politique dimanche (1998) et France
Europe Express (1997-2007). En parallèle, elle dirige la
rédaction de l'hebdomadaire L'Express d'octobre 1994 à mars
1996. Elle est également éditorialiste pour le magazine
d'actualité Regarde le monde sur Canal J entre 1993 et 1995,
en alternance avec Pierre-Luc Séguillon, chroniqueuse au
quotidien InfoMatin en 1994.
Après avoir retrouvé l'antenne d'Europe 1 à partir de 1995,
comme membre du comité éditorial, éditorialiste politique
hebdomadaire et intervenante au Club de la presse, elle est
nommée en 1997 directrice déléguée de Finance communication et
compagnie, holding de BFM, radio sur laquelle elle présente
les chroniques hebdomadaires l'Actualité de la semaine et
l'Actualité en question et lance le site Internet BfmBiz.com
en 2001. Elle tient aussi des éditoriaux dans les colonnes de
La Provence (1997) et Metro (quotidien) (2002) dont elle
présidente le comité éditorial du groupe international
jusqu'en 2008, dirige la rédaction du éphémère l'Européen
(1998-1999).
Elle cesse d'animer France Europe Express fin juin 2007,
pour une nouvelle émission politique dominicale, en seconde
partie de soirée. Selon ses propos, ce changement est
indépendant de la nomination de son compagnon, Bernard
Kouchner, comme ministre des Affaires étrangères,
l'expliquerait par l'épuisement du concept après dix ans
d'émission. La nouvelle émission, diffusée à partir du 23
septembre, est baptisée Duel sur la 3, et propose un débat
opposant deux invités sur l'actualité politique, économique ou
sociétale, ne faisant pas taire les critiques de la section du
Syndicat national des journalistes contre son manque
d'indépendance supposé vis à vis du gouvernement où siège son
compagnon. La Société des journalistes lui reproche également
ses prestations rémunérées auprès d'organismes privés,
interdites par sa chaîne, et ce qui serait un mélange des
genres contraire au devoir d'impartialité.
Présentant Une fois par mois sur TV5 entre 2002 et
2006, et tenant une fois par semaine un billet de six minutes,
trois en français et trois en anglais, pour France 24 de mars
2007 à février 2008, elle est nommée le 20 février 2008
directrice générale auprès du président Alain de Pouzilhac, de
la holding France Monde, chargée de regrouper l'audiovisuel
extérieur : TV5 Monde, France 24, RFI.
Elle devient également directrice générale de France 24, et
directrice générale déléguée de RFI, en remplacement d'Antoine
Schwarz, sur proposition d’Alain de Pouzilhac, étant de ce
fait numéro 2 de la radio, alors que selon le Canard Enchainé,
la nationalité belge de Christine Okcrent aurait du empêcher
cette nomination, les statuts de la radio ne permet pas aux
ressortissants étrangers d'occuper ce poste. Suite à cette
nomination, elle quitte France 3 qui décide d'arrêter son
émission Duel sur la 3, et arrête également ses participations
à l'émission de Laurent Ruquier, On va s'gêner sur Europe
1.
En août suivant, le licenciement du journaliste de RFI,
Richard Labévière, auteur d'une interview du président syrien
Bachar el-Assad, est critiqué en tant que « licenciement
politique » par certains journalistes et dénoncé par
l'intéressé comme une volonté d'alignement éditorial de la
station par Christine Ockrent sur une orientation pro-«
israélo-américaine »
Christine Ockrent est aussi l'autrice de plusieurs ouvrages
- 'La Double Vie de Hillary Clinton', 2001, 'Le Livre noir de
la condition féminine', 2006. Son professionnalisme et sa
détermination lui ont permis de s'imposer comme une figure
majeure du paysage médiatique français.Christine Ockrent est
également titulaire de l'ordre de Léopold, une décoration
belge.Par ailleurs, elle est l'auteur d'une biographie
controversée de la journaliste Françoise Giroud. Elle est
enfin membre du comité consultatif du think tank Centre for
European Reform, administratrice de l'IFRI et de
l'International Crisis Group et ancienne membre du conseil
d'administration de l'Institut Aspen France.Elle a été promue
au grade d'officier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2007.
Elle a été nommée par arrêté royal du 27 avril 2007, Officier
de l'Ordre de Léopold.Elle est enfin l'une des cinq
journalistes avec Caroline de Camaret, Quentin Dickinson,
Guillaume Klossa et Jean Quatremer à figurer au comité
d'honneur du 50e anniversaire du traité de Rome. |